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Violence ostentatoire : un dialogue silencieux

YB

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Yannick Brun-Picard : Collège Jacques Prévert Les Arcs

Résumé de la communication

Poser la question pour laquelle la violence ostentatoire serait un dialogue silencieux contribue à l'émergence d'interrogations. Nous soutenons la thèse que la violence ostentatoire est une forme de dialogue et que celui-ci nous mène au silence.

En fondant nos prémisses sur les définitions fonctionnelles de la violence et de la violence ostentatoire nous ancrons nôtre étude sur une sémiotique du dialogue qui nous mène à percevoir le silence. L'observation, l'analyse et le décorticage de comportements, ainsi que de règles sociétales, de formes de violences ostentatoires, en corrélation avec la définition retenue, donnent la matière à nos propositions de réponses. Nous mettons en exergue les vecteurs d'une violence ostentatoire en relevant les phénomènes de soumissions à l'autorité ou aux puissances le plus souvent financières qui réduisent le dialogue à l'expression du silence. Puis, qu'elle est territorialisée. Cela signifie que, quelque soit sa forme, la violence ostentatoire marque un territoire, que celui-ci devient visible et qu'il est sanctuarisé pour devenir une tribune d'exposition voire d'imposition d'obligations communicationnelles.

Cette étude met en exergue le rôle de l'observateur qui, pour parvenir à s'approprier la violence ostentatoire, en tant que concept décrivant une partie de la réalité sociétale, doit tendre vers la transdisciplinarité pour percevoir les dialogues silencieux entre les récepteurs et les diffuseurs de la violence ostentatoire.

Résumé du colloque

Depuis sa première édition, le colloque international Discours, représentations et argumentation propose d’explorer la problématique entourant les rapports entre ces trois dimensions interreliées de la communication. Alors que cette problématique peut être étudiée sous des angles variés, les discours sont au cœur de toute communication. Que celle-ci soit axée sur un support linguistique ou sur d’autres formes (visuelles, sonores, tactiles, multimédias), la communication repose sur l’organisation des contenus cognitifs, affectifs et moraux des représentations. En matière d’argumentation, le logos a connu plusieurs usages tout au long de l’histoire, pouvant être interprété comme discours, mot, représentation, raison, logique, etc. Certaines interprétations s’ouvrent davantage vers les contenus de sorte que le débat philosophique et scientifique a, de plus en plus, traité de la représentation non seulement selon le point de vue des structures cognitives du logos, mais également des contenus affectifs – pathos – moraux – éthos – des communications.

Pour la deuxième édition du colloque, notre proposition mise sur la problématique contemporaine du dialogue et de la violence communiqués par des discours, par les rapports entre ses représentations et arguments. Nous aimerions confronter des approches différentes, voire opposées, et en discuter à la lumière de travaux de deux types de producteurs de savoirs dans le domaine thématique du colloque : celui de chercheurs établis et celui d’étudiants-chercheurs provenant d’universités francophones québécoises (UdM, UQÀM, ULaval et USherbrooke). Nous croyons que le débat autour des représentations sous-jacentes à ces diverses manifestations discursivo-argumentatives permettra de réfléchir sur les mécanismes cognitifs, affectifs et éthiques de la communication et, surtout, des conséquences sociopolitiques des contextes de dialogue et de violence.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 8 mai 2012

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