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Adopter de nouvelles pratiques de santé en milieu urbain; l'action des édiles de la Ville de Paris à la fin du 19e siècle

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Aurélie Rimbault : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Résumé de la communication

L'action sociale parisienne représente aujourd'hui une part importante du budget municipal de la Ville et s'étend sur des champs d'application multiples. Cette politique tant sanitaire que sociale prend peu à peu forme à la fin du XIXe sous l'implication du personnel municipal parisien, qui contribua à l'élaboration puis à la diffusion de nouvelles politiques et pratiques de santé. Ce sont ces rôles successifs que nous nous proposons de démontrer au cours de cette communication. Influencés par les premières théories hygiénistes et enquêtes sociologiques, les édiles parisiens ont eu une importante activité philanthropique auprès des populations pauvres. Ils incitèrent alors ces derniers à adopter de nouveaux comportements sanitaires allant jusqu'à devenir eux-mêmes les propres demandeurs de l'action sociale. Les historiens du XXIe siècle ont désormais à leur disposition de nombreux outils informatiques. Ils permettent un traitement plus rationnel des sources que nous avons à disposition ouvrant ainsi la voie à de profonds renouvellements des problématiques en histoire de la santé. Il sera question ici de présenter les premiers résultats d'une recherche doctorale actuellement en cours en s'appuyant sur des outils de lexicométrie et d'analyses de réseaux, en montrant que ces outils permettent de démontrer l'implication micro-locale des édiles et de leurs parentés dans l'adoption progressive de nouvelles pratiques de santé chez les populations pauvres de la capitale.

Résumé du colloque

Les recherches historiques concernant la santé et la maladie ont considérablement évolué depuis quelques décennies. À la suite de travaux de référence des années 1980-1990, les historiens ont exhumé de nombreux objets de recherche jusque-là inexploités. Si bien qu’aujourd’hui on constate une pluralité de thèmes organisant l’histoire des pratiques de santé autour de l’hygiène, des addictions, de la vie saine et malsaine, des maux du corps, des pratiques profanes ou des différents troubles de santé. La diversité des préoccupations et des objets touchant à la santé et à la médecine a engendré le développement d’une recherche historique aussi dynamique que multiple qu’il convient de circonscrire pour mieux l’analyser.

La transformation et la diversification des préoccupations et objets de recherches a fait évolué la discipline historique par la mobilisation de nouveaux corpus et méthodes. L’objet de ce colloque sera de présenter et de confronter les différents matériaux et méthodologies en jeu, afin de cerner, par leur analyse croisée, l’impact de l’histoire des pratiques de santé sur la science historienne, son développement social et ses modifications épistémologiques.

Pour ce faire, ce colloque sollicitera les nouveaux travaux qui émergent dans ce domaine et qui mettent à jour de nouvelles thématiques, des cadres et approches inédits. Il visera ainsi à ressembler et à confronter les savoir-faire historiens qui se déploient aujourd’hui dans le monde francophone et dont l’échange ne peut qu’enrichir un domaine de recherche en pleine expansion.

Nous engagerons cette réflexion à partir de deux séances plénières, la première consacrée à l’histoire des pratiques de santé en France et présentée par Didier Nourrisson et la seconde consacrée à l’histoire des pratiques de santé au Québec et présentée par François Guérard.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

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