Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Christopher Bryant : Université de Montréal
Les territoires agricoles périurbains ont longtemps appuyé des fonctions importantes pour la ville. Toutefois, un des courants de la recherche antérieure traitait les conflits et les tensions entre l'agriculture et l'urbanisation. Ceci a eu une influence significative mais partiale sur l'aménagement territorial jusqu'au années 1990, pour deux raisons : 1) on a cru que la séparation entre agriculture et ville était essentiel, et 2) de nombreuses recherches ont ignoré le rôle primordial des agriculteurs et leurs familles qui gèrent les activités agricoles dont dépend la protection à long terme des territoires agricoles. Paradoxalement, parmi les conséquences souvent constatées sont le développement urbain de certaines terres agricoles périurbaines «protégées », la perte de fonctions importantes pour les citadins et la non reconnaissance du fait que la cohabitation de l'agriculture et du non agricole peut réduire la vulnérabilité de certains territoires agricoles périurbains. Par contre, des changements sont en cours dans les méthodes et les nouvelles conceptualisations mènent à la ville (plus) intégrée de demain. En utilisant des exemples de la France et du Canada, on mettra l'accent sur l'importance d'une activité agricole dynamique pour appuyer les fonctions non agricoles des territoires agricoles périurbains et comment utiliser le développement local pour y arriver en misant sur la multifonctionnalité de ces territoires et la mobilisation des citadins.
La thématique retenue pour cette proposition de colloque concerne le traitement technique et politique des espaces ouverts des agglomérations urbaines. Il est ici question de l’ensemble des espaces non bâtis situés en périphérie proche ou lointaine des agglomérations, mais dont les fonctionnalités, les modalités de gestion et le devenir à court et moyen termes dépendent des acteurs parties prenantes des dynamiques métropolitaines. L’usage des ressources, notamment celles relatives au sol, la maîtrise de l’étalement urbain, la préservation des espaces agricoles, forestiers et des réservoirs de biodiversité, la sécurité alimentaire pour des populations de plus en plus urbaines sont autant de défis à relever durant ce millénaire. Si ces questions intéressent les milieux académiques depuis quelques décennies, elles pénètrent petit à petit la sphère publique à travers les questions d’aménagement et de développement local.
D’un point de vue plus systémique, il faut tenir compte que le devenir des espaces ouverts et leur contribution au développement soutenable des régions métropolitaines sont de plus en plus liés à leur intégration dans les processus de globalisation. Les conséquences de cette intégration s’expriment en termes de restructuration socioéconomique et de reconfiguration des systèmes d’acteurs autour de questions communes ayant souvent trait à la montée des incertitudes et des interdépendances. Autant de questions vives que nous proposons d’articuler autour de trois points convergents : 1) Comment les enjeux de préservation des espaces ouverts métropolitains questionnent-ils les politiques alimentaires et agricoles des métropoles? 2) Comment la gestion de la biodiversité des espaces ouverts est-elle conçue et rapproche-t-elle mondes techniques et politiques? 3) Comment les acteurs responsables de la gouvernance métropolitaine construisent-ils la question éminemment politique de la gestion des espaces ouverts?
Titre du colloque :
Thème du colloque :