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L'un des principaux risques naturels pour le Sud du Québec, sous le climat actuel, concerne précisément les inondations, et ce risque pourrait s'aggraver dans le contexte des changements climatiques. La prise de conscience et la compréhension des risques sont primordiales pour les parties intéressées au projet. Les conséquences des inondations en milieu urbain peuvent être atténuées considérablement si les acteurs locaux connaissent bien ce phénomène sur leur territoire et sont informés de la vulnérabilité de celui-ci afin de prendre des décisions adéquates pour une planification adaptée et viable.
Le projet vise à analyser la vulnérabilité aux inondations en milieu urbain dans le contexte des changements climatiques pour la partie riveraine nord de l'île de Montréal. Il
permettra de déceler les populations, les activités et les secteurs qui sont et seraient particulièrement affectés. Il pourrait également permettre l'établissement des priorités en matière de planification adaptative.
Le projet fournira un portrait général de la vulnérabilité sociétale et territoriale aux inondations au travers :
une méthode d'analyse;
un état des lieux des bases de données existantes et de celles requises pour l'analyse de la vulnérabilité;
la vulgarisation des résultats afin de favoriser l'apprentissage des acteurs locaux via différents outils (publications, conférences, cartes, fiches);
une hiérarchisation des zones vulnérables aux inondations dans un contexte de changements climatiques.
Les gestionnaires des risques naturels le savent depuis longtemps : le risque zéro n’existe pas. Nous vivons dans une société où le risque est omniprésent. Néanmoins, ce constat ne peut être considéré sous l’angle de la fatalité mais plutôt comme une opportunité pour une meilleure gestion des risques naturels.
S’il y a un avantage à tirer des sinistres qui affectent nos sociétés, c’est certainement à propos des mesures à prendre pour mieux prévenir le risque et, aussi, au regard de la gestion de la crise si celle-ci devait se reproduire. Au Québec, la première loi sur la protection civile date de 1951 et consistait en la mise en place de « plans d’évacuation et de réintégration de la population des villes dévastées par une guerre atomique, biologique, chimique ou nucléaire ». En 1964, la loi a été modifiée pour tenir compte aussi des sinistres en temps de paix, dont les risques naturels. La crise du verglas de 1998 a été l’occasion pour mettre en place la loi sur la sécurité civile en 2001.
Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la réglementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité de l’aléa en amont, voire son occurrence et, dans certains cas, identifient de nouvelles zones à risque. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour. Comment évaluer la politique québécoise de sécurité civile dix ans après sa promulgation?
Ces aspects sont d’autant plus importants que les risques ont un coût considérable que nous ne sommes pas encore en mesure d’évaluer. Il est néanmoins essentiel de considérer différentes alternatives pour atténuer au maximum ces coûts par des politiques de prévention appropriées.
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