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Chantal Ouellet : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les élèves québécois éprouvent des difficultés inhérentes à la syntaxe, à la ponctuation et à l'orthographe du français. L'orthographe grammaticale constitue une bête noire en raison du caractère rébarbatif des méthodes d'enseignement traditionnelles, de la complexité du plurisystème de l'orthographe du français et des relations existant entre une maîtrise insuffisante des conventions de la langue écrite et l'échec scolaire. Cette communication fera état des habiletés métagraphiques d'élèves en difficulté au début du secondaire, issus de classes d'adaptation scolaire, lors de tâches en orthographe grammaticale. Ces résultats seront comparés à ceux d'élèves de classes régulières de la fin du primaire (2e année du 3e cycle) et du début du secondaire (1ère secondaire) afin de cerner s'ils empruntent les mêmes procédures que les autres, mais avec du retard, ou s'ils utilisent des procédures différentes. Cette communication présentera les résultats obtenus au moyen d'un entretien auprès de plus de 70 élèves de quatre commissions scolaires de régions différentes du Québec.
Depuis plusieurs années, le ministère de l'Éducation, des Loisirs et du Sport s'est fixé pour objectif la réussite de tous les élèves (MELS, 2000). L'apprentissage de la langue écrite constitue un enjeu majeur de la réussite académique, sociale et personnelle. Même si l'acquisition de l'orthographe ne représente qu'une partie du processus d'écriture, elle joue non seulement un rôle de premier plan dans la compréhension du français écrit, mais elle représente aussi un facteur de sanction dans l'évaluation de la compétence à l'écrit des élèves. Malgré les nombreux efforts déployés par les différents intervenants scolaires, certains élèves éprouvent des difficultés orthographiques. Ces difficultés peuvent être persistantes ou temporaires. Dans le cas d'élèves atteints d'un trouble spécifique nuisant au développement normal des apprentissages à l'écrit, les élèves dyslexiques, dysorthographiques, sourds ou dysphasiques, par exemple, les difficultés en orthographe sont persistantes (Bourrassa et Treiman, 2003 ; Hoefflin et Franck, 2005 ; Plisson, Berthiaume et Daigle, 2010). Dans le cas d'élèves apprenant le français comme langue seconde, les difficultés en orthographe peuvent être temporaires et seraient liées à la compétence globale des élèves dans la langue cible (Fleuret et Montésinos-Gelet, 2011 ; Koda, 2005). La prise en compte des particularités associées aux populations exceptionnelles est une condition essentielle à la mise en place de pratiques didactiques efficientes et est susceptible de contribuer aux solutions à instaurer pour venir en aide à ces élèves. Ce colloque offrira une plate-forme de diffusion et d'échanges pour les chercheurs, les intervenants et les étudiants qui s'intéressent de près aux difficultés orthographiques d'élèves apprenant le français. Le programme proposé permettra d'obtenir des données scientifiques actuelles, de proposer des pistes d'intervention adaptées aux différentes populations et de définir les besoins en recherche.
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