Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Samuel Tietse : Université de Bordeaux
Les SCD de l'Université de Tours sont des bibliothèques hybrides qui traversent une période agitée de mutations profondes liée à l'avènement du document numérique. L'enquête que nous avons menée auprès des étudiants inscrits dans les instituts, UFR, facultés et écoles qui composent l'Université de Tours nous a permis d'analyser des attitudes, exigences et recommandations des étudiants dans leurs pratiques d'exploitation de la documentation électronique dont ils ont besoin pour leur formation ou leurs travaux de recherche : constitution de la bibliothèque électronique personnelle, fréquentation et utilisation des services de documentation en ligne, mode de repérage des sources d'information sur le web.
Notre étude s'est intéressée plus exactement aux pratiques d'accès, de recherche et d'utilisation de l'information électronique à finalité pédagogique. A partir du cadre théorique et méthodologique « orienté activité », nous avons formulé l'hypothèse que l'activité et la spécialité dans lesquelles s'inscrit l'étudiant influencent directement ses pratiques d'accès à l'information. Afin de démontrer ceci, nous avons lancé une enquête intitulée « Les rabelaisiens et l'usage du numérique » en nous servant d'un questionnaire élargi qui nous a permis d'interroger plus de mille étudiants. L'analyse des résultats obtenus a permis de mettre en évidence leurs propos et les pratiques informationnelles observées. Tout ceci n'a fait que conforter la première hypothèse que nous avons posée.
Les bibliothèques numériques représentent un secteur d’activités et de recherche actif depuis une quinzaine d’années. Né de l’informatique, il en dépasse les frontières : il vise les systèmes contenant des collections de ressources numériques (textes, images, vidéos...) avec les services assurés aux utilisateurs sur la base de politiques définies. Si le volet technologique a prédominé dans les débuts des travaux de recherche et de développement, ce domaine d’étude est aujourd'hui véritablement multidisciplinaire et interpelle les chercheurs en sciences de l’information (bibliothéconomie et archivistique), en muséologie, en informatique, en traitement automatique de la langue (sur le contenu textuel) ou en droit (sur les droits d’auteur relatifs à la diffusion); à ceux-ci s’ajoutent tous les champs d’application qui bénéficient de la mise sur pied d’une bibliothèque numérique spécialisée.
Des exemples de bibliothèques numériques incluent les suivantes : Érudit (« Portail canadien de revues, de dépôt d'articles et d'ouvrages électroniques »); Europeana (contenant « les ressources numériques des musées, des bibliothèques, des archives et des collections audiovisuelles européennes »); le projet Gutenberg (collection de livres numérisés); le Musée virtuel de la Nouvelle-France; Synergies (plateforme de diffusion et de résultats de la recherche en sciences humaines et sociales publiés au Canada); The Internet Archive; le Google Art Project. Il en existe des centaines, sinon des milliers d’autres.
Les bibliothèques numériques ont des aspects technologiques et sociaux intimement reliés : la technologie développée vise à faciliter le repérage de sources d’information et l’accès à celles-ci dans le but de mieux servir ses utilisateurs. Mais plusieurs questions restent en suspens, dont les enjeux juridiques de la diffusion, la technologie utile à déployer, les politiques à établir et les modèles économiques à développer. C'est ce que ce colloque vise à explorer.
Titre du colloque :
Thème du colloque :