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Connaissance et gouvernance, de nouvelles stratégies pour une gestion intelligente des risques : cas de la ville d'El Oued au bas Sahara algérien

SK

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Salima Rayene Kadri : Université Frères Mentouri Constantine 1

Résumé de la communication

La région du Souf, dans le Sahara algérien est soumise à bien des risques environnementaux ou sociaux. Etablie sur un milieu fragile touché par la remontée des eaux, elle subit une urbanisation anarchique; pollution, menaces d'épidémies et entretien insuffisant du bâti se conjuguent pour mettre les habitants en situation d'incertitude. Le passage de l'ère de l'eau rare à celle de l'eau abondante a été réalisé brutalement, de l'extérieur, par les pouvoirs publics, à coup d'investissements et de forages et a échappé totalement à cette société, qui n'a été appelée à y mettre ni son savoir-faire, ni son labeur. La crise, hydraulique puis écologique, a été vécue comme un phénomène exogène. Le cas d'El-Oued, et plus généralement de la région du Souf, constitue un cas spécifique d'espace subissant les mutations de la relation étroite entre l'homme et son milieu.

Cette tentative de compréhension et de gestion des risques soulève le problème de la connaissance réelle et efficiente de ces territoires et de leurs enjeux. En Europe, ces derniers font l'objet depuis longtemps de réflexions conceptuelles approfondies et du développement d'outils multiples visant à en comprendre les fondements et à en définir l'évolution potentielle. La diffusion des technologies de l'information a influencé les outils de gestion de l'information. Appliqués aux sciences géographiques, ils permettent de proposer de nouvelles analyses des territoires pour en assurer une gestion des risques plus rationnelle.

Résumé du colloque

Les gestionnaires des risques naturels le savent depuis longtemps : le risque zéro n’existe pas. Nous vivons dans une société où le risque est omniprésent. Néanmoins, ce constat ne peut être considéré sous l’angle de la fatalité mais plutôt comme une opportunité pour une meilleure gestion des risques naturels.

S’il y a un avantage à tirer des sinistres qui affectent nos sociétés, c’est certainement à propos des mesures à prendre pour mieux prévenir le risque et, aussi, au regard de la gestion de la crise si celle-ci devait se reproduire. Au Québec, la première loi sur la protection civile date de 1951 et consistait en la mise en place de « plans d’évacuation et de réintégration de la population des villes dévastées par une guerre atomique, biologique, chimique ou nucléaire ». En 1964, la loi a été modifiée pour tenir compte aussi des sinistres en temps de paix, dont les risques naturels. La crise du verglas de 1998 a été l’occasion pour mettre en place la loi sur la sécurité civile en 2001.

Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la réglementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité de l’aléa en amont, voire son occurrence et, dans certains cas, identifient de nouvelles zones à risque. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour. Comment évaluer la politique québécoise de sécurité civile dix ans après sa promulgation?

Ces aspects sont d’autant plus importants que les risques ont un coût considérable que nous ne sommes pas encore en mesure d’évaluer. Il est néanmoins essentiel de considérer différentes alternatives pour atténuer au maximum ces coûts par des politiques de prévention appropriées.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

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