Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Christophe Esposito : CETE Méditerranée - Centre d'Etudes Techniques de l’Equipement
En juin 2010, de fortes précipitations ont provoqué des inondations dans le Var, dans le bassin versant de l'Argens et de La Nartuby. L'État a décidé de mener des études pour connaître la zone d'extension des inondations, ce qui a permis d'obtenir une enveloppe de la zone inondée en juin 2010. Diverses disciplines et méthodes visent à définir une enveloppe de zone inondable antérieure: la géologie, l'approche hydrogéomorphologique qui permet d'obtenir l'Atlas des Zones Inondables (AZI), l'approche hydraulique souvent utilisée pour élaborer des Plans de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI) et la méthode Exzeco. L'objectif est ici de comparer ces limites de la zone inondable et de la zone inondée. Une méthode de comparaison numérique a mis en évidence des secteurs où les limites des zones inondables ont été dépassées en juin 2010. La cartographie géologique permet donc une approche cohérente de la zone inondable à l'échelle du 1/50.000. La cartographie de l'aléa inondation des PPRI du secteur montre que les limites de l'enveloppe de la zone inondée en 2010 sont souvent dépassées. En revanche, la méthode Exzeco fournit de bons résultats sur l'ensemble du territoire mais les seuils définis de remplissage de la topographie ne fournissent pas une extension suffisante de la zone inondable. L'approche hydrogéomorphologique semble la meilleure méthode pour définir la zone inondable pour un tel événement mais elle n'a pas été mise en œuvre sur l'ensemble du territoire touché.
Les gestionnaires des risques naturels le savent depuis longtemps : le risque zéro n’existe pas. Nous vivons dans une société où le risque est omniprésent. Néanmoins, ce constat ne peut être considéré sous l’angle de la fatalité mais plutôt comme une opportunité pour une meilleure gestion des risques naturels.
S’il y a un avantage à tirer des sinistres qui affectent nos sociétés, c’est certainement à propos des mesures à prendre pour mieux prévenir le risque et, aussi, au regard de la gestion de la crise si celle-ci devait se reproduire. Au Québec, la première loi sur la protection civile date de 1951 et consistait en la mise en place de « plans d’évacuation et de réintégration de la population des villes dévastées par une guerre atomique, biologique, chimique ou nucléaire ». En 1964, la loi a été modifiée pour tenir compte aussi des sinistres en temps de paix, dont les risques naturels. La crise du verglas de 1998 a été l’occasion pour mettre en place la loi sur la sécurité civile en 2001.
Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la réglementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité de l’aléa en amont, voire son occurrence et, dans certains cas, identifient de nouvelles zones à risque. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour. Comment évaluer la politique québécoise de sécurité civile dix ans après sa promulgation?
Ces aspects sont d’autant plus importants que les risques ont un coût considérable que nous ne sommes pas encore en mesure d’évaluer. Il est néanmoins essentiel de considérer différentes alternatives pour atténuer au maximum ces coûts par des politiques de prévention appropriées.
Titre du colloque :
Thème du colloque :