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Laurence Brière : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les pratiques de gouvernance, inspirées du milieu de l'entreprise et des conventions d'aide internationale mises de l'avant par le FMI et la Banque mondiale, conquièrent les espaces politiques nationaux et internationaux depuis les années 90. Allant de paire avec l'idéologie néolibérale, les mécanismes de gouvernance promeuvent une participation accrue de la société civile dans les projets à forte dimension économique, dont ceux dits de développement durable. Or, la société civile est composée de citoyens, d'ONG, mais aussi d'actionnaires, de grandes firmes d'ingénierie, de lobbies de compagnies, de géants de la finance. En amenant la «société civile» directement à la table des décideurs, la gouvernance court-circuite les espaces délibératifs, pourtant à l'essence de toute démocratie représentative. Quelle place reste-t-il aux citoyens lorsqu'ils deviennent un groupe d'intérêt parmi d'autres? Quelles visions de la démocratie et du bien commun demeurent? En nous intéressant aux conséquences de l'émergence des pratiques de gouvernance dans le domaine des transports urbains, nous discuterons des enjeux liés à la participation citoyenne.
??L’environnement est au cœur de débats sociaux sur des questions émergeantes, en particulier autour de projets de « développement » qui soulèvent des mouvements de résistance. Il s’agit alors de « questions socialement vives » qui interpellent le monde de l’éducation. Pensons aux problématiques associées au gaz de schiste, aux changements climatiques, à la déforestation, aux OGM, etc. Comment l’éducation peut-elle se saisir de telles situations conflictuelles pour questionner la dimension écologique de notre identité et pour explorer les dynamiques d'engagement individuel et collectif?
L’environnement est la trame essentielle de nos vies : air, eau, aliments, etc. Ce que nous sommes est relié aux caractéristiques des environnements dans lesquels nos vies se déploient. En retour, nous transformons nos environnements en fonction de notre identité, de notre vision du monde et de nos engagements. Notre rapport à l'environnement est directement lié à notre façon de nous engager dans le monde, individuellement et collectivement, dans les différentes sphères des nos vies quotidiennes comme à travers l'action de nature politique.
Ce colloque aborde les questions d’identité et d’engagement par le prisme de l’éducation relative à l’environnement (ERE) dont l’une des visées est le développement d’une écocitoyenneté et la contribution à l'avènement d'une « démocratie écologique » où les débats deviennent source d'apprentissage collectif.
Les communications traiteront de situations éducatives ou apporteront des analyses et réflexions tant en ce qui concerne les milieux d'éducation formelle (aux différents ordres d'enseignement) que les milieux non formels (ONG, parcs, musées, etc.) et les contextes informels (dont l'apport des médias).
Thème du colloque :