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Sylvie Miaux : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
À l'heure où nos villes opèrent une transition vers les transports durables en privilégiant la complémentarité entre le transport en commun et les transports actifs, des habitudes de vie favorisant la sédentarité sont remises en question. Les caractéristiques de l'environnement sont aussi déterminantes dans le fait de marcher ou de faire du vélo. Les quartiers résidentiels dépourvus de services, de commerces, d'activités de loisirs n'offrent aucune stimulation à marcher. Il en est de même pour les quartiers où le monopole de l'automobile rend vulnérables les piétons et cyclistes. Certains proposent de mener un travail sur l'aménagement de l'espace urbain afin d'augmenter le transport actif en renforçant la connectivité d'un espace, la mixité des fonctions et la sécurité des déplacements afin d'inciter les citadins à préférer la marche, le vélo à l'automobile pour leurs déplacements de proximité. Ces mesures sont-elles suffisantes pour inciter les citadins à changer leurs habitudes? Ne faudrait-il pas davantage travailler sur la question de l'engagement dans la pratique de la marche et du vélo pour initier le changement de pratique? C'est à partir de l'analyse de l'expérience de la marche de différents citadins de trois arrondissements montréalais, aux caractéristiques sociodémographiques et spatiales différentes, que nous analyserons les paramètres favorables à l'engagement ou au contraire au désengagement pour la marche.
À une époque où les modes de communication technologiques bouleversent les activités tout autant que les façons de transmettre les passions en loisir, où les cloisons étanches entre le temps de travail et de loisir, entre l’espace privé et public s’amenuisent, ce colloque vise à susciter des réflexions sur les modalités de transmission et de circulation des savoirs par et à travers le loisir.
La circulation des savoirs équivaut à parler de la circulation des ressources et des capacités, mais aussi des codes et des règles. En effet, la transmission des savoirs par des activités de loisir met en perspective des liens entre donateurs et donataires à la base de formes de domination et/ou d’émancipation. Les changements dans la transmission des savoirs influenceront donc inévitablement les modes de reproduction ou d'innovation dans le loisir, engendrant tant des ruptures dans les pratiques que créant de nouvelles occasions d’échanges, de socialisation et de mise en commun des connaissances. La circulation des savoirs permet aussi à des intervenants du milieu social ou de la santé, de soutenir des pratiques de loisir possédant une valeur intégrative et renforçant des processus d’insertion et d’empowerment.
La question peut être abordée sous plusieurs angles : rôle de la technologie dans la transmission des savoirs et des passions en loisir, circulation des savoirs et des formes d’émancipation et de reconnaissance, circulation des savoirs entre pratiquants et administrateurs, mise en place d’activités intergénérationnelles, transmission et communautés (famille, groupes de pairs, associations), évolution des modes de socialisation, déplacement des frontières entre les classes, les nations et les individus, loisir et marqueurs identitaires, etc. Le colloque devrait donner lieu à des propositions de transmission des savoirs « pratiques » (ex. les connaissances des personnes engagées dans des activités) autant que des savoirs « savants » (ex. théoriques).
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