pen icon Colloque
quote

Gestion de la diversité religieuse par le gouvernement du Québec dans le secteur de la santé

EL

Membre a labase

Erin Lebrun : Université de Montréal

Résumé de la communication

Cette présentation examine la gestion des questions religieuses et spirituel les par le gouvernement du Québec dans le secteur de la santé. En examinant les documents gouvernementaux, entre autres les lois, protocoles et les orientations relatives aux établissements de soins de santé, je propose un portrait de la façon dont le gouvernement provincial perçoit et répond aux besoins religieux et spirituels de la population dans ce cadre. Une attention particulière sera accordée aux intervenants en soins spirituels en tant qu'employés gouvernementaux, la spiritualité dans les soins palliatifs et l'utilisation de symboles religieux dans l'espace public. Je vais ensuite indiquer les questions controversées, qui pourraient éventuellement entraîner des contestations. Dans cette section, les questions liées à la satisfaction des besoins d'une population diversifiée ainsi que la protection du patrimoine Catholique au Québec va entrer en jeu. Actuellement, il y a une référence chrétienne dominante, quant au langage et aux symboles, lorsqu'il s'agit de répondre aux besoins spirituels et religieux dans les soins de santé. Finalement, je vais indiquée quelques sujets d'intérêt pour des recherches plus approfondies qui aideraient à mieux comprendre la complexité de la gestion des besoins religieux et spirituels des citoyens par le gouvernement du Québec.

Résumé du colloque

Le progrès scientifique prédisait le déclin, voire l’extinction de la religion. Pourtant, elle est d’actualité. Nous envisageons dans le cadre de ce colloque d’explorer les mutations du religieux dues à la migration. D’un côté, des immigrants reçus s’installent aspirant à être acceptés dans leurs identités culturelles, y compris religieuses. De l’autre, des réfugiés, privés des droits de citoyens, cachés du débat public, bien que présents dans la société tentent de préserver leurs pratiques religieuses. En parallèle, une émigration intra-religieuse se développe pour fournir des cadres ecclésiaux, là où ils sont en pénurie.

Comment les croyants issus de toutes les traditions participent-ils à la production de nouvelles catégories identitaires ? Est-ce qu’ils adoptent, rejettent ou négocient la religion ? Sujets citoyens, ils vivent, pour les uns, une « acculturation », c’est-à-dire un changement dans les modèles originaux de pratiques du fait d’un « contact continu et direct » avec des cultures différentes, et pour les autres, une « inculturation », c’est-à-dire l’insertion de leur expérience religieuse dans l’enrichissement de la culture religieuse de la société d’accueil. Au-delà de leur perception par les populations locales, l’installation définitive de ces croyants met en lumière des zones de tension souvent attribuées à un conflit axiologique plutôt qu’à des politiques d’intégration. Or, cette perception d’une opposition de valeurs semble bien illusoire, car il s’agit d’un processus complexe de négociation entre les valeurs d’ici et d’ailleurs, une négociation qui commence avant tout avec une reconnaissance réciproque et une déconstruction des préjugés. Ce colloque permettra de mieux cerner les transformations religieuses dans la perspective d’expériences issues de parcours migratoires particuliers.

Axe 1 – Femmes et religions

Axe 2 – Communautés religieuses et pratiques

Axe 3 – Gestion du religieux

Axe 4 – Questions théoriques

Axe 5 – Diversité religieuse et État

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :