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Gestion, prévention et mitigation du risque sismique en Martinique (Antilles françaises)

JA

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Jean-Christophe Audru : Bureau de recherches géologiques et minières

Résumé de la communication

Les Antilles françaises sont situées dans la zone de subduction Caraïbe, à risque sismique fort. En 2007, le plan national Séisme Antilles y a été lancé afin de réduire la vulnérabilité des personnes et des biens.

En Martinique, les actions de sensibilisation doivent rester innovantes pour capter l'attention du public résident ou de passage (touristes) : théâtre itinérant, caravane de prévention, conférences, expositions d'arts plastiques, produits dérivés, stands d'information dans les foires, spots télévisés, radio, en supermarchés et au cinéma, information dans les entreprises pendant les heures de travail, cours de formation pour les professionnels de la construction etc. Les sondages auprès de la population soulignent que la culture du risque reste fragile ; il faut donc sans cesse informer par des actions nouvelles et de proximité.

La politique de mitigation du risque sismique s'attache aussi à réduire la vulnérabilité des bâtiments publics existants, des lignes de vie et des infrastructures. Après un diagnostic général, plusieurs projets de renforcement ou de reconstruction ont été lancés. D'un point de vue scientifique, une évaluation régionale de l'exposition du littoral martiniquais aux tsunamis a été réalisée, ainsi que plusieurs microzonages sismiques dans les communes martiniquaises.

Résumé du colloque

Les gestionnaires des risques naturels le savent depuis longtemps : le risque zéro n’existe pas. Nous vivons dans une société où le risque est omniprésent. Néanmoins, ce constat ne peut être considéré sous l’angle de la fatalité mais plutôt comme une opportunité pour une meilleure gestion des risques naturels.

S’il y a un avantage à tirer des sinistres qui affectent nos sociétés, c’est certainement à propos des mesures à prendre pour mieux prévenir le risque et, aussi, au regard de la gestion de la crise si celle-ci devait se reproduire. Au Québec, la première loi sur la protection civile date de 1951 et consistait en la mise en place de « plans d’évacuation et de réintégration de la population des villes dévastées par une guerre atomique, biologique, chimique ou nucléaire ». En 1964, la loi a été modifiée pour tenir compte aussi des sinistres en temps de paix, dont les risques naturels. La crise du verglas de 1998 a été l’occasion pour mettre en place la loi sur la sécurité civile en 2001.

Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la réglementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité de l’aléa en amont, voire son occurrence et, dans certains cas, identifient de nouvelles zones à risque. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour. Comment évaluer la politique québécoise de sécurité civile dix ans après sa promulgation?

Ces aspects sont d’autant plus importants que les risques ont un coût considérable que nous ne sommes pas encore en mesure d’évaluer. Il est néanmoins essentiel de considérer différentes alternatives pour atténuer au maximum ces coûts par des politiques de prévention appropriées.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

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