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Sophie-Hélène Goulet : Université de Lorraine
Les différents gouvernements québécois, essentiellement à la fin des années 1960, ont mis en place une succession de politiques linguistiques, mais aussi des politiques d'immigration afin d'affermir symboliquement et objectivement le caractère français au Québec. Les deux principaux pays de naissance de la population immigrante au troisième trimestre de l'année 2010 étaient le Maroc (11.7 %) et l'Algérie (9.5 %). Depuis 2003, le Ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles a mis en place, des systèmes innovants, visant à déployer plus rapidement l'information et rendre celle-ci accessible à l'ensemble de ces citoyens et futurs citoyens via l'autoroute de l'information, l'Internet. De ce fait, les technologies de l'information ont donc été intégrées à l'intérieur des procédures mêmes d'immigration permanente dans la catégorie dite des travailleurs qualifiés. Nous tenterons donc d'analyser l'impact engendré par l'accessibilité de l'information, de même que les services offerts par ce gouvernement en ligne via la population immigrante d'origine maghrébine au Québec et surtout, les candidats à l'immigration potentiels en provenance de l'Afrique du Nord. L'interculturel est un changement de perspective et non forcément une réponse clé à toute forme de communication. Néanmoins le discours interculturel associé à un meilleur accès à l'information est forcément susceptible de favoriser la production de nouvelles idées communicationnelles et technologiques.
Depuis plusieurs années, les nouvelles technologies diversifient l’accès aux arts et à la culture. Elles peuvent avoir un effet cumulatif sur l’offre culturelle et favoriser la consommation des groupes déjà fortement dotés en capital culturel. Elles peuvent aussi contribuer à la spécialisation des publics. À cela s’ajoute l’effet de la composition démographique des sociétés occidentales qui comptent désormais des groupes issus de différentes communautés ethnoculturelles et linguistiques. On assiste, en effet, à la multiplication des réseaux dans lesquels des communautés de goûts réunies autour de certains produits culturels valident leurs choix et légitiment leurs pratiques culturelles. Comment interpréter le rôle traditionnel des pairs dans la transmission des goûts pour la culture dans ce contexte ? Les nouvelles technologies génèrent-elles systématiquement de nouveaux publics ? Comment les processus de médiation culturelle s’en trouvent affectés ? Ces questions invitent également à repenser à la proximité de l’artiste et de son public, au poids des industries culturelles et de la création indépendante dans cette nouvelle donne, aux objectifs de démocratisation et de démocraties culturelles des administrations publiques, mais aussi aux liens entre des référents culturels transmis par ces nouvelles pratiques et leur impact sur l’identité collective dans un espace sociopolitique donné. Ce colloque propose donc d’examiner les transformations des pratiques culturelles liées aux technologies numériques et leurs conséquences sur les différents acteurs des arts et de la culture.