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Michael James : Polytechnique Montréal
Il y a eu plusieurs cas de ruptures de digues de parcs à résidus miniers suite à des événements sismiques au cours des dernières décennies. Les épanchements de résidus
relâchés suite à leur liquéfaction ont engendré des pertes de vie et des dommages environnementaux et économiques. Une méthode de co-disposition qui consiste à placer des inclusions de roches stériles dans les parcs à résidus miniers a été proposée. Cette approche, qui implique la mise en place d'inclusions continues dans le parc pendant sa construction, peut engendrer plusieurs bénéfices. Cet article présente une évaluation de l'utilisation de telles inclusions afin d'améliorer la stabilité sismique d'un parc à résidus
miniers. L'évaluation consiste en une modélisation numérique du comportement d'un parc comportant des digues, avec et sans inclusions, soumis aux chargements dus à un tremblement de terre. Les analyses ont été menées en phases : statique, dynamique et post-sismique. Les rapports des contraintes cycliques, les pressions interstitielles et les déplacements simulés ont été enregistrés. Les résultats montrent que la présence d'inclusions améliore sensiblement le comportement dynamique du parc de trois façons particulières, en réduisant: i) l'ampleur de la zone de liquéfaction, ii) les déplacements des ouvrages de retenue, et iii) l'extension de la zone de rupture potentielle.
L’industrie minière, qui est en plein essor au Québec, au Canada et dans le monde, a des impacts économiques importants, entres autres, sur les plans de l’emploi et de l’achat de biens et services. Les opérations minières produisent aussi des quantités importantes de résidus. L’instabilité physique et chimique de certains de ces résidus peut conduire à des problèmes environnementaux importants, tels que des effluents contaminés ou le déversement de rejets miniers dans l’environnement suite à la rupture de digues de parcs à rejets. La gestion durable des résidus est une composante essentielle autant durant l’exploitation qu’à la fermeture d’une mine. De nos jours, les compagnies minières sont conscientes des enjeux liés à la gestion des rejets miniers et planifient leurs opérations de façon à minimiser les impacts environnementaux. Cependant, des défis importants demeurent concernant la restauration à long terme des aires d’entreposage de rejets. De plus, en l’absence d’une législation appropriée et de connaissances techniques adéquates, les anciennes sociétés minières ont laissé de nombreux sites abandonnés. On estime qu’il y a au Québec environ 2 000 ha de sites miniers abandonnés, dont plus de la moitié ne sont pas restaurés et présentent des problèmes environnementaux importants. Malgré les progrès récents pour développer des solutions viables et peu coûteuses, beaucoup reste à faire pour bien comprendre l’ensemble des processus impliqués et pour proposer des solutions efficaces à court, moyen et long termes.
Ce colloque a pour objectif de favoriser les échanges entre les scientifiques, les ingénieurs, les technologues et les exploitants. Les présentations visent à mettre à jour l’état des connaissances sur les différentes options de restauration, autant pour les sites en exploitation que pour les sites abandonnés. Le colloque accorde une attention particulière aux travaux récents réalisés à grande échelle.
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