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Walid Merouani : CREAD - Centre de Recherche en Économie Appliquée pour le Développement
L'Algérie a entamé ces dernières années des réformes économiques qui ont visé à réunir des bonnes conditions pour une croissance économique pourvoyeuse d'emploi. Ces réformes ont eu un impacte positif sur le plan macro économique, et sur le marché du travail qui a connu une évolution positive. Le taux de chômage estimé à 23,7% en 2003 est descendu à 10% en 2010. Mais cette baisse a plus profité aux adultes qu'aux jeunes, ce qui traduit le maintien du clivage entre jeunes et les adultes, quant à l'accès à marché du travail.
Pour comprendre la dynamique du marché du travail, il faut situer les facteurs de son fonctionnement. Il faut d'abord analyser la structure de la population. La population d'âge actif est estimée à 10,8 millions en 2010, avec un taux d'activité estimé à 44%. Mais ces chiffres ne sont pas identique pour toutes les franges de la population, le taux de chômage des 15-24 ans est de 22% (ref. Office National des Statistiques) en 2010, celui de la population de plus de 45 ans est estimé à : 1.9%, pourquoi cet écart !?
L'objectif de ce travail est d'expliciter le lien existant entre croissance économique, démographie et l'emploi Algérie, en se basant sur la théorie de la croissance, nous développerons une modélisation macro économétrique sur les relations par âge entre le taux d'activité, taux d'emploi, productivité du travail et croissance économique.
Si, pour la démographie, comme pour d’autres sciences sociales, les inégalités constituent un objet d’analyse, le regard que porte la discipline sur celles-ci a beaucoup évolué au fil du temps. Au-delà de l’analyse différentielle des évènements démographiques selon le sexe et l’âge, les recherches en démographie sociale s’intéressent aujourd’hui autant aux inégalités dans les rapports sociaux de sexe et de génération, qu’à celles qui peuvent être observées selon le statut socioéconomique, l’origine ethnique et culturelle, le lieu de résidence ou autre. Les portraits dressés de la fécondité, de la famille, de la migration ou de la mortalité sont enrichis de la prise en compte des conditions de vie et de santé des individus ou encore de l’accès différencié à la scolarisation, à l’emploi, au logement, aux soins de santé.
Le développement de nouveaux outils de collecte et d’analyse permet aujourd’hui, en outre, d’analyser la manière dont les inégalités à différents niveaux s’entrecroisent et se renforcent. Au-delà des avancées méthodologiques, ces changements dans les objets d’étude et les données mobilisées par les recherches démographiques sur les inégalités sont aussi le reflet de l’évolution des préoccupations et des grandes orientations politiques, au niveau national et international.
L’objectif du colloque proposé est donc de se pencher sur le regard que portent les démographes sur les inégalités, la spécificité de ce regard et la manière dont il a évolué au fil du temps. Il s’agit de montrer comment les multiples facettes des inégalités influencent l’étude des phénomènes démographiques dans différents contextes nationaux, au Nord comme au Sud. Ce colloque s’intéresse également aux outils théoriques et méthodologiques utilisés par les démographes pour documenter les inégalités et à la manière dont les études, dans différents contextes, ont nourri et ont été nourries par la planification et le suivi des grandes politiques sociales visant à les réduire.
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