Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Anne-Laure Pailloux : Université Paris-Est Sup
Le mouvement de la décroissance s'est construit en interaction entre des réflexions intellectuelles et des pratiques militantes. À partir d'une enquête de terrain menée depuis 2 ans au sein des réseaux français d'objecteurs de croissance, on s'intéressera dans cette communication aux modes de diffusion académique de cette "nouvelle" pensée radicale et à ses différentes formes d'appropriation par des militants qui en font écho au-delà de cette sphère.
Ce mouvement de pensée politique, en France, donne l'impression d'une déconnection entre les intellectuels, pour la plupart chercheurs, et les militants. Les principaux moments de coprésence sont des interventions publiques de penseurs de la décroissance, auxquelles les militants assistent depuis le public. Dans ce cadre, la passation du savoir semble se faire à sens unique.
Cependant, nourris de ces réflexions théoriques, les militants construisent à leur tour un discours sur la décroissance, l'enrichissent de prises de positions politiques ou encore de propositions concrètes, et permettent ainsi une diffusion de ce mouvement de pensée politique hors du cadre académique.
Enfin, si de nombreux auteurs marquent une distance avec le mouvement politique, il conviendra de se demander dans quelle mesure ne sont-ils pas eux-mêmes militants. À l'inverse, la participation de certains militants à la construction théorique, au travers d'ouvrages collectifs par exemple, amoindrit à son tour la frontière entre ces 2 catégories.
Ce colloque de type Enjeux de la recherche vise à souligner l’importance de la coopération dans la mise en œuvre d’expériences d’innovation sociale dans les champs des conditions de vie, du travail et du développement territorial, et ce, aussi bien en ce qui concerne la construction de nouvelles formes d’agir que de nouvelles formes de concevoir les problèmes et leurs solutions. C’est toute la question de la « co-production » des connaissances qui sera abordée sous divers registres et dans divers aspects. La réalisation de ce colloque tient compte du fait que l’année 2012 a été déclarée Année internationale des coopératives par les Nations Unies, mais son objet ne se limite pas aux coopératives. Il s’inscrit dans une perspective plus large qui inclut diverses formes de coopération sur les plans social et économique.
La réalisation de cette activité vise à faire le point sur la réflexion et la recherche au sujet de la coopération dans l’innovation sociale dans divers domaines, à savoir les entreprises publiques, privées et d’économie sociale, le développement social, la lutte contre la pauvreté, le travail, la revitalisation territoriale et le développement durable. Elle vise aussi à établir le lien entre la coopération et des thèmes aussi importants pour le développement des collectivités que la solidarité, le lien social, le partenariat et la démocratie.
Ainsi orienté, le colloque comprendra des séances plénières où participeront des chercheurs et des acteurs sur les grands enjeux de la coopération en regard de l’innovation sociale, ainsi que des séances parallèles où des points plus précis seront abordés, tels les formes de coopération en milieu du travail et plus généralement dans et autour des organisations, la solution des conflits socioterritoriaux, les indicateurs d’évaluation de la coopération dans le développement local, l’arrimage de l’action communautaire et de celle de l’État dans la lutte contre la pauvreté.
Titre du colloque :
Thème du colloque :