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La réduction de la vulnérabilité de l'habitat individuel face à l'inondation : vers un outil d'autodiagnostic

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Audrey Aviotti : Calyxis Pôle d'expertise du risques

Résumé de la communication

En France, la fréquence des évènements naturels, l'augmentation du coût de la sinistralité et les conséquences socio-économiques affectant les particuliers et leurs biens sont autant d'indicateurs qui amènent les pouvoirs publics et la profession de l'assurance à s'orienter vers une meilleure connaissance de la vulnérabilité de l'habitat individuel face au risque inondation.
L'objectif de la réduction de la vulnérabilité de l'habitat individuel face à l'inondation est de développer un outil, apparenté au « Serious Game », conduisant le particulier à être un acteur de la gestion du risque.
L'exposé présente une méthode de conception d'un autodiagnostic permettant l'identification, la qualification et la réduction des vulnérabilités de l'habitat des particuliers à l'inondation. Sur la base d'un apport de connaissances scientifiques et techniques et d'une étude expérimentale des dossiers sinistres issus de la profession de l'assurance, le travail de modélisation de l'objet d'étude a abouti à un inventaire des critères susceptibles de faire varier les dommages à l'échelle micro-économique. La variabilité de ces indicateurs aide à établir des plans d'action.
Cette démarche doit renforcer d'une part, le positionnement du particulier dans la gestion du risque inondation et d'autre part le positionnement des pouvoirs publics et de la profession de l'assurance dans leur intégration de nouvelles connaissances et leur participation à l'orientation des changements en cours.

Résumé du colloque

Les gestionnaires des risques naturels le savent depuis longtemps : le risque zéro n’existe pas. Nous vivons dans une société où le risque est omniprésent. Néanmoins, ce constat ne peut être considéré sous l’angle de la fatalité mais plutôt comme une opportunité pour une meilleure gestion des risques naturels.

S’il y a un avantage à tirer des sinistres qui affectent nos sociétés, c’est certainement à propos des mesures à prendre pour mieux prévenir le risque et, aussi, au regard de la gestion de la crise si celle-ci devait se reproduire. Au Québec, la première loi sur la protection civile date de 1951 et consistait en la mise en place de « plans d’évacuation et de réintégration de la population des villes dévastées par une guerre atomique, biologique, chimique ou nucléaire ». En 1964, la loi a été modifiée pour tenir compte aussi des sinistres en temps de paix, dont les risques naturels. La crise du verglas de 1998 a été l’occasion pour mettre en place la loi sur la sécurité civile en 2001.

Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la réglementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité de l’aléa en amont, voire son occurrence et, dans certains cas, identifient de nouvelles zones à risque. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour. Comment évaluer la politique québécoise de sécurité civile dix ans après sa promulgation?

Ces aspects sont d’autant plus importants que les risques ont un coût considérable que nous ne sommes pas encore en mesure d’évaluer. Il est néanmoins essentiel de considérer différentes alternatives pour atténuer au maximum ces coûts par des politiques de prévention appropriées.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

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