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Francis Perron : Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
Les modifications apportées à la Loi sur les mines en mars 1995 imposent aux personnes qui réalisent certains travaux d'exploration minière ou des travaux d'exploitation minière à déposer
un plan de restauration accompagné d'une garantie financière afin de procéder à des travaux de restauration de leurs sites miniers. Plusieurs des dispositions de la Loi sur les mines concernant le réaménagement et la restauration des sites miniers impliquent la responsabilité du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) puisqu'il doit participer
activement au processus d'approbation des plans de restauration. De plus, de nouvelles dispositions du projet de loi no 14 modifiant la Loi sur les mines proposent d'accentuer le rôle du MDDEP au sujet de l'émission du certificat de libération après les travaux de restauration.
En vertu de l'application de la Loi sur la qualité de l'environnement, le MDDEP autorise au préalable les travaux de restauration pouvant avoir une incidence sur la qualité de l'environnement. De plus, tout au cours du processus menant à la restauration complète d'un site minier, le MDDEP exerce un rôle de surveillance et de contrôle des impacts sur l'environnement. Plusieurs outils, dont la Directive 019 sur l'industrie minière, permettent au MDDEP de contrôler la qualité des effluents miniers pendant la période postexploitation et la période postrestauration.
L’industrie minière, qui est en plein essor au Québec, au Canada et dans le monde, a des impacts économiques importants, entres autres, sur les plans de l’emploi et de l’achat de biens et services. Les opérations minières produisent aussi des quantités importantes de résidus. L’instabilité physique et chimique de certains de ces résidus peut conduire à des problèmes environnementaux importants, tels que des effluents contaminés ou le déversement de rejets miniers dans l’environnement suite à la rupture de digues de parcs à rejets. La gestion durable des résidus est une composante essentielle autant durant l’exploitation qu’à la fermeture d’une mine. De nos jours, les compagnies minières sont conscientes des enjeux liés à la gestion des rejets miniers et planifient leurs opérations de façon à minimiser les impacts environnementaux. Cependant, des défis importants demeurent concernant la restauration à long terme des aires d’entreposage de rejets. De plus, en l’absence d’une législation appropriée et de connaissances techniques adéquates, les anciennes sociétés minières ont laissé de nombreux sites abandonnés. On estime qu’il y a au Québec environ 2 000 ha de sites miniers abandonnés, dont plus de la moitié ne sont pas restaurés et présentent des problèmes environnementaux importants. Malgré les progrès récents pour développer des solutions viables et peu coûteuses, beaucoup reste à faire pour bien comprendre l’ensemble des processus impliqués et pour proposer des solutions efficaces à court, moyen et long termes.
Ce colloque a pour objectif de favoriser les échanges entre les scientifiques, les ingénieurs, les technologues et les exploitants. Les présentations visent à mettre à jour l’état des connaissances sur les différentes options de restauration, autant pour les sites en exploitation que pour les sites abandonnés. Le colloque accorde une attention particulière aux travaux récents réalisés à grande échelle.
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