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Marie-Hélène Girard : Université de Genève
Est-il un domaine où les erreurs de traduction peuvent avoir autant de conséquences que celui du droit? Préjudiciables et imprévisibles, les erreurs de traduction en droit peuvent être lourdes de conséquences, surtout lorsqu'elles ne sont décelées que dans le cadre d'un procès par des juristes avides de trouver la plus petite des failles dans les lois qui leur permettra de gagner leur cause. Dans cette présentation, nous exposerons un cas d'espèce concret qui démontre le genre de répercussions que peut avoir une erreur de traduction sur l'uniformité et l'intelligibilité du droit, mais aussi sur l'issue d'un procès. Nous établirons ainsi que de telles erreurs de traduction pourraient être évitées s'il existait une plus grande synergie entre droit et traduction.
L’ouverture généralisée des frontières disciplinaires depuis les dix dernières années s’est traduite par une réflexion renouvelée sur les conditions et les modalités de la recherche interdisciplinaire en traductologie. Il convient alors de s’interroger sur la nature des relations entre la traductologie et les autres domaines de recherche. En effet, la traductologie s’est historiquement définie par rapport aux disciplines connexes, en s’appropriant des problématiques et des méthodologies exogènes. Faut-il en déduire pour autant que la pratique de l’interdisciplinarité se réduit à la simple importation de modèles théoriques variés? Dans quelle mesure la recherche récente en traductologie témoigne-t-elle de formes « réciproques » (Kaindl) de l’interdisciplinarité, où la mise en commun de ressources méthodologiques et théoriques résulte en un apport égal aux différentes disciplines en jeu? Comment favoriser de telles approches? Ce colloque invite à la réflexion sur la contribution actuelle et potentielle de la traductologie aux autres domaines de recherche en sciences humaines.