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La transition à l'accès libre par la voie verte

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Stevan Harnad : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

L'accès libre (AL) c'est l'accès gratuit en ligne aux articles publiés dans les revues scientifiques à comité de lecture. L'AL maximise l'impact scientifique de la recherche (téléchargements, citations). L'auteur a deux moyens de mettre son article en AL. Il peut le publier dans une revue qui est en AL (« la voie dorée à l'AL ») ou il peut le publier dans n'importe quelle revue et puis l'auto-archiver dans son archive institutionnelle (« la voie verte à l'AL »). L'AL doré est prématuré aujourd'hui parce que les fonds pour le payer sont encore verrouillés dans les abonnements institutionnels qu'on ne peut pas annuler avant que les utilisateurs ne puissent y accéder d'une autre manière. C'est pour ça que l'AL vert doit venir en premier. Les universités et les bailleurs de fonds doivent rendre l'auto-archivage obligatoire. Dès que ça génère l'AL universel, les universités pourront annuler leurs abonnements. Les revues vont alors devoir minimiser leurs coûts en éliminant toute production sur papier et en ligne, confiant la fourniture d'accès ainsi que l'archivage aux archives institutionnelles et se convertir an AL doré. La seule fonction des revues sera alors la gestion du contrôle de qualité par les comités de lecture. Le prix modeste pour ce service essentiel sera payé par les universités à partir d'une petite fraction de leurs aubaines issues des abonnements annulés.

Résumé du colloque

Les bibliothèques numériques représentent un secteur d’activités et de recherche actif depuis une quinzaine d’années. Né de l’informatique, il en dépasse les frontières : il vise les systèmes contenant des collections de ressources numériques (textes, images, vidéos...) avec les services assurés aux utilisateurs sur la base de politiques définies. Si le volet technologique a prédominé dans les débuts des travaux de recherche et de développement, ce domaine d’étude est aujourd'hui véritablement multidisciplinaire et interpelle les chercheurs en sciences de l’information (bibliothéconomie et archivistique), en muséologie, en informatique, en traitement automatique de la langue (sur le contenu textuel) ou en droit (sur les droits d’auteur relatifs à la diffusion); à ceux-ci s’ajoutent tous les champs d’application qui bénéficient de la mise sur pied d’une bibliothèque numérique spécialisée.

Des exemples de bibliothèques numériques incluent les suivantes : Érudit (« Portail canadien de revues, de dépôt d'articles et d'ouvrages électroniques »); Europeana (contenant « les ressources numériques des musées, des bibliothèques, des archives et des collections audiovisuelles européennes »); le projet Gutenberg (collection de livres numérisés); le Musée virtuel de la Nouvelle-France; Synergies (plateforme de diffusion et de résultats de la recherche en sciences humaines et sociales publiés au Canada); The Internet Archive; le Google Art Project. Il en existe des centaines, sinon des milliers d’autres.

Les bibliothèques numériques ont des aspects technologiques et sociaux intimement reliés : la technologie développée vise à faciliter le repérage de sources d’information et l’accès à celles-ci dans le but de mieux servir ses utilisateurs. Mais plusieurs questions restent en suspens, dont les enjeux juridiques de la diffusion, la technologie utile à déployer, les politiques à établir et les modèles économiques à développer. C'est ce que ce colloque vise à explorer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

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