pen icon Colloque
quote

Le portfolio professionnel au service de la formation des maîtres

HM

Membre a labase

Hélène Meunier : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Depuis septembre 2009, le portfolio a pris une place d'importance dans l'évaluation des compétences professionnelles à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Montréal. Que ce soit au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire, en adaptation scolaire et sociale ou au programme court en pédagogie de l'enseignement supérieur, le portfolio a pour but de permettre à l'étudiant de recueillir et d'organiser des documents et du matériel qui rendront compte du développement de ses compétences professionnelles, mais aussi de réfléchir de manière cyclique à ses actions, ses expériences et ses apprentissages (Bélanger, 2009) afin de les améliorer. Comme le soutiennent Johnson, Mims-Cox et Doyle-Nichols (2006), le portfolio peut aider l'étudiant à faire la transition de son programme de formation en éducation à l'enseignement. La communication vise dans un premier temps à présenter les différentes démarches implantées dans la formation des maîtres ainsi que les divers outils utilisés par les étudiants. Dans un deuxième temps, nous présenterons les résultats sommaires de trois études réalisées en 2011-2012 portant sur les perceptions des étudiants quant à l'intégration de cette modalité d'évaluation dans leur formation universitaire. Finalement, ces résultats permettront de vérifier l'impact éventuel du portfolio professionnel sur le développement des compétences en jeu des futurs enseignants.

Résumé du colloque

Notre colloque invite les participants à porter sur les pratiques d’évaluation et de mesure un regard critique permettant de cerner leurs enjeux socio-éthiques et socio-politiques à partir de divers horizons disciplinaires. Trois aspects complémentaires de l’évaluation sont proposés 1) L’évaluation comme mode d’action : l’évaluation prend généralement appui sur un ensemble de procédures obéissant à des critères qui visent à garantir leur fiabilité et leur validité. On peut interroger les fondements de ces procédures, leurs limites, et les types de décisions et d’actions auxquels elles conduisent. 2) L’évaluation comme mode de pensée : l’évaluation est nécessairement sous-tendue par des principes, des règles qui orientent l’action et servent à justifier des choix. Elle est une forme de rationalisation permettant de légitimer des décisions. On peut interroger la légitimité des usages que l’on fait des résultats de l’évaluation à diverses fins. 3) L’évaluation comme mode de description : l’évaluation fait intervenir des systèmes de valeurs conduisant à des façons de catégoriser et de hiérarchiser le réel. Elle établit des normes, des standards qui, bien que relevant de construits socio-historiques apparaissent comme des descriptions de la réalité. On peut interroger ces modes de descriptions, notamment à travers les conséquences non intentionnelles des pratiques évaluatives.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Joëlle Morrissette
section icon Date : 9 mai 2012

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :