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Les capacités dynamiques comme déterminants de la réussite des transferts de compétences dans les alliances Nord-Sud

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Serge Francis Simen Nana : Université Cheikh-Anta-Diop

Résumé de la communication

Dans l'étude des processus de transfert/acquisition de compétences techniques et managériales par les entreprises du sud auprès de celles du nord, à travers le partenariat, nous nous intéressons particulièrement aux rôles que peut jouer les capacités dynamiques dans la réussite de ces transferts. A la différence des partenariats entre entreprises du nord, où l'alliance a souvent pour objet explicite le partage et le développement de technologies, les partenariats entre entreprises du nord (EN) et entreprises du sud (ES) se construisent autour d'un objectif de conquête d'un marché émergent (Edouard, 2002).Cette asymétrie dans les dotations initiales en compétences des partenaires est-elle un obstacle définitif à ces processus d'acquisition ?Notre recherche nous conduit à considérer le niveau et le différentiel des capacités dynamiques, entre la capacité d'absorption de la firme sénégalaise et la capacité d'adaptation de la firme française, comme variable explicative de l'intensité et de la complétude des transferts de compétences, plutôt que les seuls différentiels de portefeuille de compétences techniques et managériales. Il ressort en effet que le transfert de compétences est d'autant plus complet que chaque partenaire a développé un niveau élevé de sa capacité dynamique clé et les capacités d'absorption et capacité d'adaptation sont à des niveaux proches. Cette proximité est la condition d'un travail ensemble et initiatrice d'une spirale positive d'apprentissages.

Résumé du colloque

Le colloque a pour sujet l’approche du « Management des capacités organisationnelles ». Ce courant de pensée s’inscrit, entre autres, dans le prolongement d’auteurs qui se réclament de l’approche basée sur les ressources (Resource Based View), de l’approche des compétences et de gestion des connaissances, et de la théorie de l’activité. Ce courant de pensée mobilise également un corpus multidisciplinaire tel que la théorie des organisations, la sociologie, la psychologie, la psychosociologie et la philosophie des sciences et des techniques. Les auteurs que l’on retrouve dans ce courant de pensée partent du postulat que les organisations sont constituées d’un ensemble de capacités organisationnelles interreliées et contextuellement situées, qui permettent de créer des produits ou des services afin de satisfaire les besoins de clients (citoyens) dans l’espace marchands (ou public). Une capacité organisationnelle est définie comme une habileté pour déployer, combiner et coordonner des ressources, des compétences et des connaissances à travers différents processus créateurs de valeur, pour atteindre des objectifs stratégiques. Une capacité organisationnelle est une routine socialement complexe qui se développe au fil du temps alors que des acteurs mobilisent des ressources pour agir dans un contexte organisationnel porteur de contraintes et de possibilités et réalisent des apprentissages particuliers. Par exemple, l'approche du management des capacités organisationnelles permet de comprendre comment une organisation doit gérer ses capacités organisationnelles pour relever les défis associés à un projet stratégique particulier. Selon l'examen de ses capacités organisationnelles, l’organisation devra soit les développer soit en créer de nouvelles pour relever les défis liés à la mise en oeuvre de sa stratégie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

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