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Les points saillants de l'EQCOTESST sur la conciliation travail et vie personnelle

KL

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Katherine Lippel : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

L'EQCOTESST a répertorié certaines conditions de travail qui influencent la possibilité de concilier travail et vie personnelle (CTVP) pour les personnes ayant des responsabilités familiales ou celles aux études. Des conditions qui facilitent la conciliation travail-famille (CTF) seraient, par exemple, la possibilité de traiter des chose personnelles au travail, les horaires réguliers de jour, certains horaires et l'accès à certains congés. Or, les personnes qui ont davantage besoin de conditions de travail qui facilitent la CTF n'y ont pas davantage accès. On ne détecte pas d'association claire entre le genre, l'âge ou le niveau de responsabilité familiale et l'accès aux bonnes conditions de CTF. Les femmes et les personnes vivant dans un ménage à faible revenu sont proportionnellement plus nombreuses à se retrouver dans la catégorie de responsabilité familiale élevée, une catégorie qui regroupe 171,000 travailleurs québécois de 25 ans et plus. Les personnes ayant les responsabilités familiales élevées sont en moins bonne santé (détresse psychologique, symptômes dépressifs, consommation de psychotropes) et font plus de présentéisme. Les personnes aux études rapportent un nombre d'heures de travail assez important : 23,1% des étudiants à temps complet travaillent plus de 30 h/s et 10,4% travaillent plus de 40h/s. Nous concluons que l'intervention sur les conditions de travail qui rendent difficile la CTVP doit faire partie des activités de prévention en santé au travail.

Résumé du colloque

Ce colloque interrogera les chercheurs du réseau sur les liens entre le savoir et l’action dans le domaine de la santé et sécurité au travail (SST), selon une perspective propre aux réflexions menées par le RRSSTQ incluant, entre autres, sur la dynamique de l’usager en transfert de connaissances. La santé et la sécurité au travail est profondément tributaire des décisions qui se prennent au quotidien dans les organisations, mais aussi des grandes orientations sociétales et des profondes mutations en cours. Ses acteurs sont multiples et les transformations implantées dans les milieux de travail – qu'elles soient techniques, organisationnelles ou en termes de main-d’œuvre – s’instaurent à un rythme de plus en plus rapide. Il nous apparaît que dans certains cas, le savoir scientifique ne précède plus les grandes transformations. Les technologies, en particulier, évoluent à un rythme de plus en plus désynchronisé avec le savoir. Plus que jamais, la question se pose donc : « quel savoir devons-nous développer pour bénéficier un impact réel et positif sur la SST? ».

Le colloque désire mettre l’accent en particulier sur trois aspects : 1) La modernisation du régime de SST, car il est susceptible d’avoir un impact important sur la dynamique savoir-agir; 2) Les problématiques émergentes en SST, en particulier les nanotechnologies, l’intégration de la jeune main-d’œuvre et les emplois verts; 3) Les problématiques qui sont en forte progression, telles les problèmes de santé psychologique et l’intégration de la main-d’œuvre immigrante.

Le savoir, tel qu’on l’entend dans ce colloque, réfère aux connaissances, mais aussi aux expériences, aux perspectives et aux représentations. Il réfère au savoir des chercheurs mais aussi à celui issu des milieux que ces premiers cherchent à décoder. L’agir réfère en particulier aux décideurs, quel que soit leur niveau.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Gabrielle Legendre
section icon Date : 9 mai 2012

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