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Blaise Pantel : UCT - Université Catholique de Temuco
Au cours des deux dernières décennies, le Chili a développé de grands projets industriels relatifs à l'exploitation minière, forestière, chimique, hydraulique et piscicole. La législation environnementale mise en place dans les années 90 a largement favorisé ce type de développement au détriment d'importants impacts environnementaux et sociaux-culturels sur les populations locales et notamment sur les communautés et les peuples autochtones. Parallèlement et dans une stratégie de défense territoriale se sont développées des expériences communautaires et citoyennes qui remettent en cause le mode de développement engagé par le pays. La question de la gestion des biens et des ressources naturelles ainsi que des territoires est au cœur d'un enjeu majeur aujourd'hui qui doit nécessairement impliquer la reconnaissance des peuples et des populations locales, de leurs droits, leurs savoirs et leurs cultures, traditionnellement exclus du système politique. L'objectif est de pouvoir identifier, à travers quelques exemples précis au Chili, les actions développées par les mouvements sociaux et autochtones dans le cadre de la défense territoriale et d'analyser comment ces cycles d'actions génèrent un capital d'expériences et des modes d'apprentissages nouveaux. Mais aussi il s'agira d'analyser comment ces apprentissages permettent le développement de nouveaux répertoires d'action collective qui modifient les structures d'opportunité politique à l'échelle locale, nationale et internationale.
??L’environnement est au cœur de débats sociaux sur des questions émergeantes, en particulier autour de projets de « développement » qui soulèvent des mouvements de résistance. Il s’agit alors de « questions socialement vives » qui interpellent le monde de l’éducation. Pensons aux problématiques associées au gaz de schiste, aux changements climatiques, à la déforestation, aux OGM, etc. Comment l’éducation peut-elle se saisir de telles situations conflictuelles pour questionner la dimension écologique de notre identité et pour explorer les dynamiques d'engagement individuel et collectif?
L’environnement est la trame essentielle de nos vies : air, eau, aliments, etc. Ce que nous sommes est relié aux caractéristiques des environnements dans lesquels nos vies se déploient. En retour, nous transformons nos environnements en fonction de notre identité, de notre vision du monde et de nos engagements. Notre rapport à l'environnement est directement lié à notre façon de nous engager dans le monde, individuellement et collectivement, dans les différentes sphères des nos vies quotidiennes comme à travers l'action de nature politique.
Ce colloque aborde les questions d’identité et d’engagement par le prisme de l’éducation relative à l’environnement (ERE) dont l’une des visées est le développement d’une écocitoyenneté et la contribution à l'avènement d'une « démocratie écologique » où les débats deviennent source d'apprentissage collectif.
Les communications traiteront de situations éducatives ou apporteront des analyses et réflexions tant en ce qui concerne les milieux d'éducation formelle (aux différents ordres d'enseignement) que les milieux non formels (ONG, parcs, musées, etc.) et les contextes informels (dont l'apport des médias).