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Eve Arcand : INRS - Institut national de la recherche scientifique
Depuis les années 1980, une réflexion globale s'est amorcée sur les modes de vie contemporains et leurs influences sur le territoire. De ce mode de vie, l'usage de l'automobile comme principal moyen de transport a été largement critiqué pour ses conséquences environnementales, mais aussi économiques et sociales. Dans l'objectif de réduire son utilisation, la coordination entre l'aménagement du territoire et les transports est identifiée comme un moyen pour pallier les effets négatifs des déplacements en automobile. Si la légitimité d'une telle coordination est peu remise en doute, sa mise œuvre se heurte à de multiples questions territoriales, institutionnelles, politiques et économiques. Le contexte de la métropolisation, caractérisé par une fragmentation institutionnelle et une gouvernance incertaine, présente autant de questions que de défis.
Dans cette recherche, nous nous intéressons à l'importance de la collaboration entre les acteurs traitant d'aménagement du territoire et de planification des transports dans le cadre de l'élaboration du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Nous avançons l'idée qu'en liant trois enjeux (aménagement, transport et environnement) jusque-là traités indépendamment et en ouvrant pour la première fois le débat à la société civile, l'opération PMAD introduit l'idée de collaboration et ouvre ainsi un terrain favorable à la coordination.
À travers les concepts de dynamiques urbaines et de diversification des comportements de mobilité, le colloque proposé vise à faire le point sur les liens à court et moyen termes qui relient les pulsations de la ville et la rémanence de l’étalement urbain, dans un contexte où les villes doivent innover pour viser le développement durable. Par exemple, depuis quelques décennies, on voit émerger des formes de mobilité qui offrent des alternatives à l’automobile : covoiturage, autopartage, transport à la demande, etc. Pourtant, les processus de périurbanisation et d’étalement urbain observés depuis le milieu du 20esiècle caractérisent encore les villes occidentales et il ne semble pas y avoir d’évidence de ralentissement. Dans quelle mesure la mobilité individuelle permet-elle de prévoir les transformations de la ville? Est-ce que l’émergence de nouveaux comportements de mobilité contribuera aussi à transformer la ville? Quel est le potentiel de diffusion de ces comportements émergents liés aux innovations en transports actifs et alternatifs? Quel est l’impact du redéploiement des activités commerciales sur les mobilités quotidiennes et hebdomadaires? Va-t-on dans le sens du développement durable? Comment l’étalement urbain a-t-il évolué depuis 20 ans et quelles sont les perspectives d’avenir? Pour ce colloque, nous considérons deux échelles spatio-temporelles. D’une part, celle du court terme et de l’espace urbain pour étudier certains comportements émergents de mobilité quotidienne en lien avec les caractéristiques socio-économiques des citadins, leur accès aux marchés de l’emploi et de la consommation, la réduction des nuisances environnementales et des coûts, ainsi que les effets sur la qualité des milieux de vie et la santé des populations. D’autre part, l’échelle du long terme dans l’espace régional urbain pour étudier le lien entre l’accès au marché résidentiel, l’étalement urbain, la pression sur l’environnement et la qualité des milieux de vie.
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