pen icon Colloque
quote

L'interface ruralité-urbanité : territoire d'imbrications, de dynamiques et de réponses aux exigences des mobilité contemporaines

YB

Membre a labase

Yannick Brun-Picard : Collège Jacques Prévert Les Arcs

Résumé de la communication

Quelles sont les imbrications, les articulations, les dynamiques et les réponses institutionnelles ou individuelles, ainsi que celles en maturation, qui donnent à la notion d'interface ruralité/urbanité toute sa pertinence pour la construction de solutions projectives dans l'aménagement des territoires afin de s'adapter aux mobilités contemporaines induites par l'étalement urbain ?

Une définition succincte de l'interface structurée pose le contexte de cette analyse des flux, de l'étalement urbain et des mobilités spatiales. Les constations effectuées sur ce qui existe, où le périurbain est privilégié, et, où des politiques d'aménagement font tout pour drainer les flux et orienter les axes de transports vers les pôles urbains, donnent en creux les réalités des mobilités et des impacts environnementaux. Les solutions personnelles, les transports en commun, ou les axes routiers d'accessibilité, mettent en évidence des articulations, des dynamiques et des réponses au moindre coût et parfois durables entre les lieux de résidence et ceux de travail. Il ressort de cette courte étude que l'interface ruralité/urbanité doit être conçu par les acteurs institutionnels, les décideurs et les utilisateurs autrement que comme une zone de transition ou un couloir de communication des transports. Cet espace doit être un vecteur de territorialités source de potentialités et de qualités environnementales à même de répondre aux dynamiques présentes.

Résumé du colloque

À travers les concepts de dynamiques urbaines et de diversification des comportements de mobilité, le colloque proposé vise à faire le point sur les liens à court et moyen termes qui relient les pulsations de la ville et la rémanence de l’étalement urbain, dans un contexte où les villes doivent innover pour viser le développement durable. Par exemple, depuis quelques décennies, on voit émerger des formes de mobilité qui offrent des alternatives à l’automobile : covoiturage, autopartage, transport à la demande, etc. Pourtant, les processus de périurbanisation et d’étalement urbain observés depuis le milieu du 20esiècle caractérisent encore les villes occidentales et il ne semble pas y avoir d’évidence de ralentissement. Dans quelle mesure la mobilité individuelle permet-elle de prévoir les transformations de la ville? Est-ce que l’émergence de nouveaux comportements de mobilité contribuera aussi à transformer la ville? Quel est le potentiel de diffusion de ces comportements émergents liés aux innovations en transports actifs et alternatifs? Quel est l’impact du redéploiement des activités commerciales sur les mobilités quotidiennes et hebdomadaires? Va-t-on dans le sens du développement durable? Comment l’étalement urbain a-t-il évolué depuis 20 ans et quelles sont les perspectives d’avenir? Pour ce colloque, nous considérons deux échelles spatio-temporelles. D’une part, celle du court terme et de l’espace urbain pour étudier certains comportements émergents de mobilité quotidienne en lien avec les caractéristiques socio-économiques des citadins, leur accès aux marchés de l’emploi et de la consommation, la réduction des nuisances environnementales et des coûts, ainsi que les effets sur la qualité des milieux de vie et la santé des populations. D’autre part, l’échelle du long terme dans l’espace régional urbain pour étudier le lien entre l’accès au marché résidentiel, l’étalement urbain, la pression sur l’environnement et la qualité des milieux de vie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :