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Didier Mulnet : Université Clermont Auvergne
Dans le contexte français l'EDD prend une place grandissante. Si la place de l'économie y est débattue, son influence au sein de la sphère environnementale (différentes formes d'écologie politique) l'est moins. Cette intégration est-elle une force, qui relance la réflexion environnementale ou une dérive axiologique ? L'engagement naturaliste souvent individuel est-il plus porteur de valeurs que l'engagement utilitariste plus collectif ?
Les valeurs et les dispositions ainsi que la construction d'une identité écologique sont très différentes. Apparemment opposées la distinction entre naturalisme et utilitarisme n'est peut-être pas aussi simple.
On évoque souvent une perte d'identité écologique à l'origine de ce défaut d'engagement en matière d'environnement. Le développement durable est parfois mis en cause ; mais l'hypothèse qu'un changement de comportement soit à l'origine de l'implantation du concept de développement durable à la place de celui d'environnement doit être envisagée.
En ce cas, la perte de valeurs pourrait être la conséquence à cette évolution, et il faudrait alors renaturaliser ce concept de développement durable. Pour que le développement durable (re)devienne conforme à certaines valeurs et contribue à la création d'une identité nouvelle, une vision renouvelée de l'idée de nature est nécessaire : plus écologique sur le plan scientifique mais plus humaniste. Cette vision fera évoluer en retour l'économie bien au-delà de certaines métaphores parfois simplistes.
??L’environnement est au cœur de débats sociaux sur des questions émergeantes, en particulier autour de projets de « développement » qui soulèvent des mouvements de résistance. Il s’agit alors de « questions socialement vives » qui interpellent le monde de l’éducation. Pensons aux problématiques associées au gaz de schiste, aux changements climatiques, à la déforestation, aux OGM, etc. Comment l’éducation peut-elle se saisir de telles situations conflictuelles pour questionner la dimension écologique de notre identité et pour explorer les dynamiques d'engagement individuel et collectif?
L’environnement est la trame essentielle de nos vies : air, eau, aliments, etc. Ce que nous sommes est relié aux caractéristiques des environnements dans lesquels nos vies se déploient. En retour, nous transformons nos environnements en fonction de notre identité, de notre vision du monde et de nos engagements. Notre rapport à l'environnement est directement lié à notre façon de nous engager dans le monde, individuellement et collectivement, dans les différentes sphères des nos vies quotidiennes comme à travers l'action de nature politique.
Ce colloque aborde les questions d’identité et d’engagement par le prisme de l’éducation relative à l’environnement (ERE) dont l’une des visées est le développement d’une écocitoyenneté et la contribution à l'avènement d'une « démocratie écologique » où les débats deviennent source d'apprentissage collectif.
Les communications traiteront de situations éducatives ou apporteront des analyses et réflexions tant en ce qui concerne les milieux d'éducation formelle (aux différents ordres d'enseignement) que les milieux non formels (ONG, parcs, musées, etc.) et les contextes informels (dont l'apport des médias).
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