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Michel Aubertin
Les empilements de roches stériles que l'on retrouve sur les sites miniers sont souvent de grande taille et ils peuvent contenir des minéraux réactifs. Ces haldes doivent être conçues
et construites de façon à assurer leur stabilité physique et chimique.
La technique choisie pour la construction d'une halde est habituellement dictée par des considérations pratiques et économiques. Même si cela est encore peu fréquent, il est possible et avantageux de planifier la construction des haldes de façon à réduire les risques géotechniques et environnementaux durant l'opération et à la fermeture. Ceci nécessite cependant une planification détaillée de la séquence de construction, et le contrôle de la déposition. Les principes généraux à cet effet impliquent par exemple que la halde devrait être construite par banc dont la hauteur individuelle doit être contrôlée. La pente globale des flancs de la halde doit également être limitée. La surface de chaque banc devrait être inclinée vers l'extérieur et compactée de façon à contrôler les infiltrations d'eau. Lorsque des stériles réactifs sont présents, on doit aussi viser une déposition sélective afin de minimiser leur exposition aux conditions externes. La construction d'une halde doit être bien documentée pour aider à réaliser le programme de fermeture et de restauration.
Ces divers aspects seront discutés durant la présentation.
L’industrie minière, qui est en plein essor au Québec, au Canada et dans le monde, a des impacts économiques importants, entres autres, sur les plans de l’emploi et de l’achat de biens et services. Les opérations minières produisent aussi des quantités importantes de résidus. L’instabilité physique et chimique de certains de ces résidus peut conduire à des problèmes environnementaux importants, tels que des effluents contaminés ou le déversement de rejets miniers dans l’environnement suite à la rupture de digues de parcs à rejets. La gestion durable des résidus est une composante essentielle autant durant l’exploitation qu’à la fermeture d’une mine. De nos jours, les compagnies minières sont conscientes des enjeux liés à la gestion des rejets miniers et planifient leurs opérations de façon à minimiser les impacts environnementaux. Cependant, des défis importants demeurent concernant la restauration à long terme des aires d’entreposage de rejets. De plus, en l’absence d’une législation appropriée et de connaissances techniques adéquates, les anciennes sociétés minières ont laissé de nombreux sites abandonnés. On estime qu’il y a au Québec environ 2 000 ha de sites miniers abandonnés, dont plus de la moitié ne sont pas restaurés et présentent des problèmes environnementaux importants. Malgré les progrès récents pour développer des solutions viables et peu coûteuses, beaucoup reste à faire pour bien comprendre l’ensemble des processus impliqués et pour proposer des solutions efficaces à court, moyen et long termes.
Ce colloque a pour objectif de favoriser les échanges entre les scientifiques, les ingénieurs, les technologues et les exploitants. Les présentations visent à mettre à jour l’état des connaissances sur les différentes options de restauration, autant pour les sites en exploitation que pour les sites abandonnés. Le colloque accorde une attention particulière aux travaux récents réalisés à grande échelle.
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