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Nicolas Géraudie : Université de Montréal
Alors que la recherche commence à démontrer de manière claire les bénéfices de l'utilisation des TIC sur le plan de l'apprentissage ou de la motivation lorsque des conditions pédagogiques essentielles sont respectées (Schmid et al., 2011), le développement de l'univers des TIC a connu récemment un essor sans précédent. Ainsi, avec l'avènement du Web 2.0, Internet s'est transformé de manière radicale et l'éventail des outils technologiques disponibles s'est considérablement élargi. Or, le travail sur les typologies permettant de s'y retrouver dans l'univers technologique n'a pas évolué en conséquence. Afin de simplifier l'organisation de ces outils et de guider les enseignants dans leurs utilisations pédagogiques potentielles, nous avons élaboré une typologie sociocognitiviste, fondée sur les fonctions cognitives que peuvent soutenir les outils technologiques : RÉA éducatives, communication/collaboration; repérage et traitement de l'information; écriture/conception. Cette typologie a été soumise à un groupe d'experts pour une première phase de validation. Le développement du logiciel-support de cette typologie présuppose la rédaction d'un cahier des charges fonctionnelles basée sur l'analyse de la valeur pédagogique et s'établit comme suit : analyse de besoins, analyse fonctionnelle, développement technologique. D'autres types de validation sont prévus auprès d'experts (analyse typologique) comme auprès des enseignants (utilisabilité et usages effectifs vs usages prévus).
Le développement que connaîtra la recherche collégiale au Québec, au fil des prochaines années, risque d’être tributaire des efforts consentis, depuis environ dix ans, pour pallier la chute des activités observée dans la deuxième moitié des années 1990. Des actions entreprises depuis le début des années 2000, il ressort trois défis. Le premier concerne la diffusion : les actrices et acteurs du milieu de la recherche veulent la voir mieux connue, à la fois à l’intérieur comme à l’extérieur du réseau collégial. Qui plus est, ils veulent à juste titre savoir que ces résultats sont utilisés pour innover. Le deuxième défi se veut notamment une réponse directe à la baisse des ressources dédiées à la libération de l’enseignement des chercheuses et chercheurs de collège : il s’agit d’améliorer le financement de la recherche collégiale et de compenser les pertes subies en 1996. Finalement, le troisième défi est celui de la reconnaissance, autant par les établissements et les organismes qui constituent le réseau collégial que par ceux qui lui sont extérieurs, mais qui sont concernés soit par l’enseignement soit par la recherche. Pour en discuter, trois tables rondes réuniront des représentantes et représentants du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation et des Fonds de recherche du Québec, dans un premier temps, de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep, de la Fédération du personnel professionnel des collèges et de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, dans un deuxième temps, et de la Fédération des cégeps et du Réseau Trans-tech, dans un troisième temps. L’ARC les a invitées à participer aux tables rondes en raison du rôle stratégique que jouent, pour le développement de la recherche collégiale, les organismes auxquels elles sont affiliées.
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