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Sam Alpay : Ressources naturelles Canada
L'ancienne mine Aldermac (1932-1943), située à 15 km à l'ouest de Rouyn-Noranda, a déversé du drainage minier acide (DMA) dans son bassin versant dont le lac Dasserat fait partie. Cette mine est l'une des mines abandonnées les plus problématiques de l'Abitibi-Témiscamingue et a fait l'objet d'un programme de restauration intensif de 2008 à 2011 sous la responsabilité du gouvernement du Québec.
L'étude du lac Dasserat vise à établir des outils pour caractériser les risques environnementaux en aval des sources de contamination métallique (ex. Cu, Cd, Zn). Les objectifs spécifiques sont de tester et améliorer les indicateurs environnementaux, tout en développant de nouveaux indicateurs et d'intégrer des techniques multidisciplinaires pour identifier les outils clés et l'état de référence du système qui permettra d'en quantifier sa récupération ou sa dégradation environnementale.
Les résultats préliminaires indiquent que les outils bien établis (ex. profilage acoustique, carottage de sédiments) ainsi que les approches innovatrices (ex. analyseur de fluorescence X portable) peuvent contribuer à l'évaluation de l'état historique et récent du système aquatique. L'étude vise également à explorer d'autres outils et indices environnementaux tels que la géochimie de l'eau de surface et des sédiments aquatiques, la télédétection hyperspectrale, les organismes sentinelles (ex. diatomées, amphipodes, bivalves et perchaudes) et les effets toxiques des mélanges de métaux.
L’industrie minière, qui est en plein essor au Québec, au Canada et dans le monde, a des impacts économiques importants, entres autres, sur les plans de l’emploi et de l’achat de biens et services. Les opérations minières produisent aussi des quantités importantes de résidus. L’instabilité physique et chimique de certains de ces résidus peut conduire à des problèmes environnementaux importants, tels que des effluents contaminés ou le déversement de rejets miniers dans l’environnement suite à la rupture de digues de parcs à rejets. La gestion durable des résidus est une composante essentielle autant durant l’exploitation qu’à la fermeture d’une mine. De nos jours, les compagnies minières sont conscientes des enjeux liés à la gestion des rejets miniers et planifient leurs opérations de façon à minimiser les impacts environnementaux. Cependant, des défis importants demeurent concernant la restauration à long terme des aires d’entreposage de rejets. De plus, en l’absence d’une législation appropriée et de connaissances techniques adéquates, les anciennes sociétés minières ont laissé de nombreux sites abandonnés. On estime qu’il y a au Québec environ 2 000 ha de sites miniers abandonnés, dont plus de la moitié ne sont pas restaurés et présentent des problèmes environnementaux importants. Malgré les progrès récents pour développer des solutions viables et peu coûteuses, beaucoup reste à faire pour bien comprendre l’ensemble des processus impliqués et pour proposer des solutions efficaces à court, moyen et long termes.
Ce colloque a pour objectif de favoriser les échanges entre les scientifiques, les ingénieurs, les technologues et les exploitants. Les présentations visent à mettre à jour l’état des connaissances sur les différentes options de restauration, autant pour les sites en exploitation que pour les sites abandonnés. Le colloque accorde une attention particulière aux travaux récents réalisés à grande échelle.
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