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Yona Jebrak
En septembre 2010, un puissant séisme de 7,1 secoue la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Bien qu'il n'y ait aucune victime, les dégâts matériels sont importants. En quelques semaines, tous les bâtiments sont évalués et la municipalité entreprend la reconstruction : le pays, habitué aux secousses, possède à la fois l'expertise technique et les outils d'urbanisme pour réagir rapidement aux nombreux problèmes urbains qui surgissent. Tout change cependant 5 mois plus tard, en février 2011. Une série de répliques a lieu, et les bâtiments déjà fragilisés ne résistent pas. Plus de 180 personnes perdent la vie. L'état d'urgence est déclaré, le centre-ville devient zone rouge et le phénomène de liquéfaction force l'évacuation – et plus tard l'abandon – de plusieurs banlieues résidentielles.La présente communication propose d'explorer le contexte de reconstruction durant les premiers mois qui ont suivi : en quoi les outils mis en place par les différents paliers gouvernementaux ont-ils été adéquats face à l'ampleur de la catastrophe naturelle vécue par la municipalité ? Comment la population locale a-t-elle réagi devant la situation ? Quelles autres mesures, tant formelles (ex. Share an Idea) qu'informelles (ex. The Gap Filler Project) ont été mises en place depuis ? L'objectif est de comprendre comment la reconstruction s'inscrit, dans l'espace et dans le temps, dans un processus de résilience urbaine, en décortiquant les trames narratives des acteurs de l'urbain.
Les gestionnaires des risques naturels le savent depuis longtemps : le risque zéro n’existe pas. Nous vivons dans une société où le risque est omniprésent. Néanmoins, ce constat ne peut être considéré sous l’angle de la fatalité mais plutôt comme une opportunité pour une meilleure gestion des risques naturels.
S’il y a un avantage à tirer des sinistres qui affectent nos sociétés, c’est certainement à propos des mesures à prendre pour mieux prévenir le risque et, aussi, au regard de la gestion de la crise si celle-ci devait se reproduire. Au Québec, la première loi sur la protection civile date de 1951 et consistait en la mise en place de « plans d’évacuation et de réintégration de la population des villes dévastées par une guerre atomique, biologique, chimique ou nucléaire ». En 1964, la loi a été modifiée pour tenir compte aussi des sinistres en temps de paix, dont les risques naturels. La crise du verglas de 1998 a été l’occasion pour mettre en place la loi sur la sécurité civile en 2001.
Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la réglementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité de l’aléa en amont, voire son occurrence et, dans certains cas, identifient de nouvelles zones à risque. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour. Comment évaluer la politique québécoise de sécurité civile dix ans après sa promulgation?
Ces aspects sont d’autant plus importants que les risques ont un coût considérable que nous ne sommes pas encore en mesure d’évaluer. Il est néanmoins essentiel de considérer différentes alternatives pour atténuer au maximum ces coûts par des politiques de prévention appropriées.
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