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Dagoberto H-Acevedo : Université de Montréal
Depuis 1936, la tenure de la terre au Mexique est caractérisée par la nette division entre la propriété privée et la propriété sociale (communautaire) que l'on retrouve sous la forme d'ejido et de tierras comunales. Ces deux types de tenure sociale de la terre ont des caractéristiques issues des systèmes de régulation espagnol et aztèque. L'une des caractéristiques les plus importantes est le fait que ce type de tenure de la terre soit à la fois composé de parcelles individuelles dédiées exclusivement à l'exploitation agricole et d'ares consacrés à l'utilisation communautaire (p. ex. terre à bois, zones de pâturage, chasse de petits animaux, etc.). La propriété sociale a été un bien non-négociable ni transférable jusqu'au le 6 janvier 1992, date à laquelle des modifications ont été apportées à la Constitution mexicaine. Selon les autorités fédérales, la commercialisation de la propriété sociale avait pour but de rendre plus efficaces les systèmes productifs du secteur primaire et plus spécifiquement de l'agriculture, ainsi que d'encourager la conservation de l'environnement. À partir de ce contexte, notre recherche analyse les effets sociaux et environnementaux sur deux communautés agricoles et paysannes autochtones. Il s'agit des municipalités d'Axtla de Terrazas et de Tampacan dans la région de la Huasteca de l'État de San Luis Potosí au nord du Mexique.
La thématique retenue pour cette proposition de colloque concerne le traitement technique et politique des espaces ouverts des agglomérations urbaines. Il est ici question de l’ensemble des espaces non bâtis situés en périphérie proche ou lointaine des agglomérations, mais dont les fonctionnalités, les modalités de gestion et le devenir à court et moyen termes dépendent des acteurs parties prenantes des dynamiques métropolitaines. L’usage des ressources, notamment celles relatives au sol, la maîtrise de l’étalement urbain, la préservation des espaces agricoles, forestiers et des réservoirs de biodiversité, la sécurité alimentaire pour des populations de plus en plus urbaines sont autant de défis à relever durant ce millénaire. Si ces questions intéressent les milieux académiques depuis quelques décennies, elles pénètrent petit à petit la sphère publique à travers les questions d’aménagement et de développement local.
D’un point de vue plus systémique, il faut tenir compte que le devenir des espaces ouverts et leur contribution au développement soutenable des régions métropolitaines sont de plus en plus liés à leur intégration dans les processus de globalisation. Les conséquences de cette intégration s’expriment en termes de restructuration socioéconomique et de reconfiguration des systèmes d’acteurs autour de questions communes ayant souvent trait à la montée des incertitudes et des interdépendances. Autant de questions vives que nous proposons d’articuler autour de trois points convergents : 1) Comment les enjeux de préservation des espaces ouverts métropolitains questionnent-ils les politiques alimentaires et agricoles des métropoles? 2) Comment la gestion de la biodiversité des espaces ouverts est-elle conçue et rapproche-t-elle mondes techniques et politiques? 3) Comment les acteurs responsables de la gouvernance métropolitaine construisent-ils la question éminemment politique de la gestion des espaces ouverts?