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Qu'est-ce qui fait marcher les adolescents? Le cas d'élèves de secondaire 4 de l'agglomération de Québec, Canada

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Nabila Bachiri

Résumé de la communication

Dans les agglomérations canadiennes, les déplacements à pied ou à vélo ne représentent plus que 10 % de l'ensemble des déplacements. Les faibles densités et une occupation disparate sur le territoire n'incitent pas à marcher. Marcher ou pédaler à des fins utilitaires est, dans la plupart des banlieues nord-américaines, considéré irréaliste.

Pourtant, la pratique de la marche ou du vélo représente une source essentielle pour combler le déficit d'activité physique chez les jeunes québécois. En s'appuyant sur les données d'une enquête internet menée à l'hiver 2009-2010 auprès de 173 élèves de secondaire 4 fréquentant cinq écoles de l'agglomération de Québec, cette recherche s'intéresse à la mobilité de ces adolescents avec un intérêt particulier à leur pratique de la marche. Quels sont les modes de transport qu'ils utilisent vers l'école? Quelles caractéristiques influencent la pratique de la marche sur ce trajet? Quels sont les modes de transport utilisés par ces jeunes en dehors du trajet maison-école et quels sont les lieux qu'ils fréquentent? Quelles sont les composantes de la forme et des fonctions urbaines des secteurs scolaires qui influencent la pratique de la marche?Les résultats montrent que ces élèves sont généralement dépendants des modes de transport motorisés, que la distance à parcourir représente un frein majeur à la pratique de la marche vers l'école, et que résider dans les milieux centraux et choisir l'école de quartier augmentent la probabilité de marcher.

Résumé du colloque

À travers les concepts de dynamiques urbaines et de diversification des comportements de mobilité, le colloque proposé vise à faire le point sur les liens à court et moyen termes qui relient les pulsations de la ville et la rémanence de l’étalement urbain, dans un contexte où les villes doivent innover pour viser le développement durable. Par exemple, depuis quelques décennies, on voit émerger des formes de mobilité qui offrent des alternatives à l’automobile : covoiturage, autopartage, transport à la demande, etc. Pourtant, les processus de périurbanisation et d’étalement urbain observés depuis le milieu du 20esiècle caractérisent encore les villes occidentales et il ne semble pas y avoir d’évidence de ralentissement. Dans quelle mesure la mobilité individuelle permet-elle de prévoir les transformations de la ville? Est-ce que l’émergence de nouveaux comportements de mobilité contribuera aussi à transformer la ville? Quel est le potentiel de diffusion de ces comportements émergents liés aux innovations en transports actifs et alternatifs? Quel est l’impact du redéploiement des activités commerciales sur les mobilités quotidiennes et hebdomadaires? Va-t-on dans le sens du développement durable? Comment l’étalement urbain a-t-il évolué depuis 20 ans et quelles sont les perspectives d’avenir? Pour ce colloque, nous considérons deux échelles spatio-temporelles. D’une part, celle du court terme et de l’espace urbain pour étudier certains comportements émergents de mobilité quotidienne en lien avec les caractéristiques socio-économiques des citadins, leur accès aux marchés de l’emploi et de la consommation, la réduction des nuisances environnementales et des coûts, ainsi que les effets sur la qualité des milieux de vie et la santé des populations. D’autre part, l’échelle du long terme dans l’espace régional urbain pour étudier le lien entre l’accès au marché résidentiel, l’étalement urbain, la pression sur l’environnement et la qualité des milieux de vie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

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