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Reboisement des stériles et des résidus épaissis Osisko Malartic : étude en laboratoire et sur le terrain

ML

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Marie Larchevêque : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Résumé de la communication

Selon le guide de restauration des sites miniers du Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune, une revégétalisation satisfaisante doit aboutir à une végétation comparable à celle du milieu environnant. Or dans les régions forestières, la traditionnelle revégétalisation avec des espèces herbacées n'offre aucune garantie de recolonisation naturelle par les arbres. Au contraire, la plantation d'arbres, même si encore peu utilisée, peut catalyser la conversion des sites miniers dégradés en forêts.

Une première étude a consisté à planter en serre six espèces boréales (mélèze laricin, pin gris, peupliers hybrides, épinette noire, saules, aulne crispé) dans des résidus de concentrateurs purs de la mine d'or Canadian Malartic d'Osisko et des mélanges de résidus et de substrats locaux. L'utilisation d'une couverture de mort-terrain a été comparée avec l'utilisation d'amendements (mort-terrain organique et minéral, lombricomposts de résidus de table, fumier de poule, tourbe, cendres de centrale thermique). Lors d'une deuxième étude, les arbres ont été plantés sur des stériles compactés recouverts de mort-terrain (organique ou minéral ; deux intensités de compaction) reconstituant les chemins d'accès à la halde à stériles (pente de 10h:1v). Les principaux facteurs
limitant l'implantation des arbres sur les résidus aurifères Osisko, non générateurs d'acide, ont été identifiés, ainsi que les moyens de les atténuer.

Résumé du colloque

L’industrie minière, qui est en plein essor au Québec, au Canada et dans le monde, a des impacts économiques importants, entres autres, sur les plans de l’emploi et de l’achat de biens et services. Les opérations minières produisent aussi des quantités importantes de résidus. L’instabilité physique et chimique de certains de ces résidus peut conduire à des problèmes environnementaux importants, tels que des effluents contaminés ou le déversement de rejets miniers dans l’environnement suite à la rupture de digues de parcs à rejets. La gestion durable des résidus est une composante essentielle autant durant l’exploitation qu’à la fermeture d’une mine. De nos jours, les compagnies minières sont conscientes des enjeux liés à la gestion des rejets miniers et planifient leurs opérations de façon à minimiser les impacts environnementaux. Cependant, des défis importants demeurent concernant la restauration à long terme des aires d’entreposage de rejets. De plus, en l’absence d’une législation appropriée et de connaissances techniques adéquates, les anciennes sociétés minières ont laissé de nombreux sites abandonnés. On estime qu’il y a au Québec environ 2 000 ha de sites miniers abandonnés, dont plus de la moitié ne sont pas restaurés et présentent des problèmes environnementaux importants. Malgré les progrès récents pour développer des solutions viables et peu coûteuses, beaucoup reste à faire pour bien comprendre l’ensemble des processus impliqués et pour proposer des solutions efficaces à court, moyen et long termes.

Ce colloque a pour objectif de favoriser les échanges entre les scientifiques, les ingénieurs, les technologues et les exploitants. Les présentations visent à mettre à jour l’état des connaissances sur les différentes options de restauration, autant pour les sites en exploitation que pour les sites abandonnés. Le colloque accorde une attention particulière aux travaux récents réalisés à grande échelle.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

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