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Armel Sambo : Université de Maroua
Le lac Tchad, principal point d'eau au cœur du continent africain est en voie de disparition. Cette régression du lac Tchad fait état de la région du lac Tchad comme étant un des exemples probants des changements climatiques. Ainsi, les populations perçoivent ces phénomènes non seulement par l'assèchement du lac Tchad mais aussi par la dégradation de l'environnement, la réduction de pâturages, la baisse de la pluviométrie, etc. Elles établissent une relation entre ces transformations environnementaux et la baisse des ressources en eau, en partant la production agro- sylvo- pastorale. Des situations qui ont favorisé des nouvelles stratégies d'adaptation à savoir entre autres la reconversion à d'autres activités , les migrations, le réaménagement du calendrier agricole, etc. Il y a donc lieu d'initier des nouvelles approches qui permettraient de comprendre la problématique de gestion des eaux qui prendrait en compte non seulement les mécanismes que les populations ont développé pour s'adapter à l'assèchement du lac Tchad mais aussi les mécanismes endogènes de gestion rationnelle des eaux afin d'assurer un développement durable dans cette partie de l'Afrique. C'est une contribution qui relativise les discours alarmistes autour de la gestion du lac Tchad et prouve que les populations se sont appropriés depuis longtemps les problèmes environnementaux qu'il importe de revaloriser.
Avec la montée des préoccupations liées aux impacts du changement climatique (CC), la question de la vulnérabilité et de l’adaptation des sociétés s’est particulièrement affirmée ces dernières années. L’adaptation qui a fait l’objet d’un volume spécifique dans le dernier rapport IPCC 2007, interroge la capacité réflexive des sociétés à infléchir leur trajectoire pour affronter des conditions environnementales dont certaines sont présentées comme inéluctables (montée des eaux et vulnérabilité des littoraux, événements extrêmes, variation de la disponibilité des ressources en eau…).
La définition de l’adaptation renvoie cependant à des réalités différentes, qu’il s’agisse d’une adaptation proactive, spontanée ou planifiée (IPCC 2001) et selon qu’elle concerne des politiques publiques, des comportements individuels, des processus technologiques, des référents culturels ou encore les fondements des systèmes économiques. L'adaptation conduit à une redéfinition des modes de pensée qui sont à la base de nos conceptions des rôles de l'État, du marché, des collectivités locales, de l'individu, de l'entreprise privée, etc.
Ce colloque a pour but de regrouper dans le cadre d'un échange pluridisciplinaire des spécialistes qui s'intéressent à la question de l'adaptation. Ce champ scientifique en plein essor depuis une dizaine d'années, suscite de nombreux débats (notamment sur la critique du statut du concept d’adaptation) et tant les efforts de théorisation, que la confrontation de recherches empiriques sont une nécessité pour baliser le champ et pour penser le rapport de la connaissance à l’action.
Titre du colloque :