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Étienne van Steenberghe : UQAM - Université du Québec à Montréal
Cette communication s'appuiera sur les grandes lignes de notre recherche doctorale. Celle-ci a trait à l'importance de la prise en compte des représentations sociales de la santé, de l'environnement et des liens entre les deux chez des personnes défavorisées dans deux quartiers urbains (Pointe-Saint-Charles, à Montréal au Québec, et La Samaritaine à Bruxelles en Belgique) comme diagnostic en vue de développer des interventions éducatives appropriées.
Dans un premier temps, nous verrons que les représentations s'élaborent dans un univers identitaire qui constitue l'unité du champ social du groupe. Le croisement et l'articulation des différentes catégories représentationnelles de la santé et de l'environnement telles qu'elles sont exprimées, montrent la complexité des interactions entre ces deux champs de l'expérience humaine au sein des populations défavorisées. Nous présenterons une modélisation originale et innovante, toujours en construction, qui s'inspire du modèle du casse-tête.
Dans un second temps, nous illustrerons plus spécifiquement les liens entre les représentations de la santé et de l'alimentation comme interface entre la nature et l'être humain. Nous esquisserons quelques caractéristiques particulières concernant les modes de consommationpropres à notre population étudiée en nous appuyant sur le discours de nos répondants.
Nous terminerons par quelques pistes d'interventions socio-éducatives pouvant être mises en place avec la collaboration des personnes concernées.
??L’environnement est au cœur de débats sociaux sur des questions émergeantes, en particulier autour de projets de « développement » qui soulèvent des mouvements de résistance. Il s’agit alors de « questions socialement vives » qui interpellent le monde de l’éducation. Pensons aux problématiques associées au gaz de schiste, aux changements climatiques, à la déforestation, aux OGM, etc. Comment l’éducation peut-elle se saisir de telles situations conflictuelles pour questionner la dimension écologique de notre identité et pour explorer les dynamiques d'engagement individuel et collectif?
L’environnement est la trame essentielle de nos vies : air, eau, aliments, etc. Ce que nous sommes est relié aux caractéristiques des environnements dans lesquels nos vies se déploient. En retour, nous transformons nos environnements en fonction de notre identité, de notre vision du monde et de nos engagements. Notre rapport à l'environnement est directement lié à notre façon de nous engager dans le monde, individuellement et collectivement, dans les différentes sphères des nos vies quotidiennes comme à travers l'action de nature politique.
Ce colloque aborde les questions d’identité et d’engagement par le prisme de l’éducation relative à l’environnement (ERE) dont l’une des visées est le développement d’une écocitoyenneté et la contribution à l'avènement d'une « démocratie écologique » où les débats deviennent source d'apprentissage collectif.
Les communications traiteront de situations éducatives ou apporteront des analyses et réflexions tant en ce qui concerne les milieux d'éducation formelle (aux différents ordres d'enseignement) que les milieux non formels (ONG, parcs, musées, etc.) et les contextes informels (dont l'apport des médias).