pen icon Colloque
quote

Traitement du drainage minier acide au site Lorraine par une filière de traitements passifs

TG

Membre a labase

Thomas Genty : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Résumé de la communication

Le traitement du drainage minier acide (DMA) fortement chargé en fer est une problématique importante en Abitibi-Témiscamingue, notamment pour la restauration des sites miniers et
l'implantation de systèmes passifs de traitement du DMA. Le site minier abandonné Lorraine (Témiscamingue) est un site générateur de DMA restauré depuis plus de dix ans avec une couverture avec effets de barrière capillaire. Le système de recouvrement est efficace pour limiter la migration de l'oxygène de l'atmosphère jusqu'aux résidus générateurs de DMA, mais le temps
nécessaire pour purger le parc du DMA est encore long et il est toujours nécessaire
de traiter cet effluent fortement concentré en fer (environs 2500 mg/L en 2011).

Le principe du traitement mis en place sur le site est le suivant: 1) la première section du traitement contient un biofiltre passif sulfato-réducteur (BPSR) dont le rôle est principalement de rehausser le
pH et retenir une partie des métaux; 2) l'effluent entre ensuite dans un filtre contenant des cendres de bois ayant pour rôle de diminuer la concentration en fer par sorption et précipitation; et 3) l'effluent est finalement traité dans un dernier BPSR agissant comme étape de polissage. La filière de traitement a été construite en août 2011. Ses dimensions sont de 40 m de long sur 3 m de
large et 1 m de haut (environs 120 m3, temps de rétention hydraulique de 12 jours). Sur les quatre premiers mois de fonctionnement, les performances sont de 93% de rétention du fer en moyenne.

Résumé du colloque

L’industrie minière, qui est en plein essor au Québec, au Canada et dans le monde, a des impacts économiques importants, entres autres, sur les plans de l’emploi et de l’achat de biens et services. Les opérations minières produisent aussi des quantités importantes de résidus. L’instabilité physique et chimique de certains de ces résidus peut conduire à des problèmes environnementaux importants, tels que des effluents contaminés ou le déversement de rejets miniers dans l’environnement suite à la rupture de digues de parcs à rejets. La gestion durable des résidus est une composante essentielle autant durant l’exploitation qu’à la fermeture d’une mine. De nos jours, les compagnies minières sont conscientes des enjeux liés à la gestion des rejets miniers et planifient leurs opérations de façon à minimiser les impacts environnementaux. Cependant, des défis importants demeurent concernant la restauration à long terme des aires d’entreposage de rejets. De plus, en l’absence d’une législation appropriée et de connaissances techniques adéquates, les anciennes sociétés minières ont laissé de nombreux sites abandonnés. On estime qu’il y a au Québec environ 2 000 ha de sites miniers abandonnés, dont plus de la moitié ne sont pas restaurés et présentent des problèmes environnementaux importants. Malgré les progrès récents pour développer des solutions viables et peu coûteuses, beaucoup reste à faire pour bien comprendre l’ensemble des processus impliqués et pour proposer des solutions efficaces à court, moyen et long termes.

Ce colloque a pour objectif de favoriser les échanges entre les scientifiques, les ingénieurs, les technologues et les exploitants. Les présentations visent à mettre à jour l’état des connaissances sur les différentes options de restauration, autant pour les sites en exploitation que pour les sites abandonnés. Le colloque accorde une attention particulière aux travaux récents réalisés à grande échelle.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :