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Fabienne Venant : UQAM - Université du Québec à Montréal
Dans cet exposé je présenterai différents types de ressources numériques utilisées par les enseignants de mathématiques du secondaire, dans les systèmes québécois et français. J'aborderai ensuite les questions que pose l'utilisation de ressources en ligne dans l'enseignement des mathématiques, questions nouvelles liées à la nature de la révolution technologique dont ces ressources sont issues. Comme le remarque J.B. Lagrange (2006), le développement de l'Internet s'accompagne non seulement d'une phase accrue d'innovation et de diffusion mais aussi d'une forte pression sociale et institutionnelle en faveur de l'utilisation des outils résultants. Artigue et Gueudet (2008) relèvent ainsi un fort décalage entre les réticences à l'intégration de logiciels dédiés aux mathématiques dans l'enseignement secondaire et la pénétration apparemment facile des ressources en ligne.
En m'appuyant sur les résultats d'une enquête récente que j'ai réalisée ainsi que sur les travaux actuels en didactiques des mathématiques, je tenterai de décrire les différents usages des ressources en ligne dans l'enseignement des mathématiques et les changements profonds qu'ils impliquent dans l'organisation et les structures de l'enseignement. Il s'agit aussi, face à la multiplication des ressources en ligne, de réfléchir non seulement à la façon de tirer parti de cette richesse pour l'enseignement des mathématiques mais aussi d'entamer une réflexion sur les rapports entre conception, usage et formation.
Les bibliothèques numériques représentent un secteur d’activités et de recherche actif depuis une quinzaine d’années. Né de l’informatique, il en dépasse les frontières : il vise les systèmes contenant des collections de ressources numériques (textes, images, vidéos...) avec les services assurés aux utilisateurs sur la base de politiques définies. Si le volet technologique a prédominé dans les débuts des travaux de recherche et de développement, ce domaine d’étude est aujourd'hui véritablement multidisciplinaire et interpelle les chercheurs en sciences de l’information (bibliothéconomie et archivistique), en muséologie, en informatique, en traitement automatique de la langue (sur le contenu textuel) ou en droit (sur les droits d’auteur relatifs à la diffusion); à ceux-ci s’ajoutent tous les champs d’application qui bénéficient de la mise sur pied d’une bibliothèque numérique spécialisée.
Des exemples de bibliothèques numériques incluent les suivantes : Érudit (« Portail canadien de revues, de dépôt d'articles et d'ouvrages électroniques »); Europeana (contenant « les ressources numériques des musées, des bibliothèques, des archives et des collections audiovisuelles européennes »); le projet Gutenberg (collection de livres numérisés); le Musée virtuel de la Nouvelle-France; Synergies (plateforme de diffusion et de résultats de la recherche en sciences humaines et sociales publiés au Canada); The Internet Archive; le Google Art Project. Il en existe des centaines, sinon des milliers d’autres.
Les bibliothèques numériques ont des aspects technologiques et sociaux intimement reliés : la technologie développée vise à faciliter le repérage de sources d’information et l’accès à celles-ci dans le but de mieux servir ses utilisateurs. Mais plusieurs questions restent en suspens, dont les enjeux juridiques de la diffusion, la technologie utile à déployer, les politiques à établir et les modèles économiques à développer. C'est ce que ce colloque vise à explorer.
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