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Vers l'Integrated Report : une première analyse d'un parcours qui vient de commencer

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Elisabetta Magnaghi : Université de Lorraine

Résumé du colloque

Il s'agit de jeter un éclairage particulier sur une question de recherche fondamentale : quelles sont les limites, dans le domaine du social, de la démarche RSE (responsabilité sociale des entreprises), notamment par rapport aux interrogations des sciences sociales sur les relations de l’homme au travail. La RSE est un modèle autodéfini par l’entreprise couvrant la dimension sociale, la dimension sociétale et la dimension environnementale. Notre examen porte sur la première de ces dimensions et s’articule autour des questions suivantes : Jusqu’où les entreprises peuvent-elles intervenir dans le domaine du social (qui, aujourd’hui encore, reste largement une prérogative des États)? Comment va s’opérer le partage entreprise-État dans l’avenir? Quelles sont les conditions pour que la démarche RSE devienne la base d’un nouveau compromis social? Cette réflexion est associée à une autre réflexion, transversale, sur les disparités Nord-Sud. Ce colloque est l’occasion d’explorer la pertinence des thèses qui présentent l’intervention des firmes multinationales comme structurantes dans le domaine de la responsabilité sociale de l’entreprise. S’appuyant sur leurs diverses localisations dans de multiples pays, elles seraient l’un des vecteurs de diffusion de la démarche RSE et peut-être de la nouvelle régulation économique et sociale post-fordiste (hypothèse à discuter). De ce point de vue, elles peuvent aussi bien promouvoir l’harmonisation internationale des dispositifs que leur différenciation (hypothèse à confirmer). Enfin, selon les réponses qui seront apportées à ces questions, elles pourront ou non apparaître comme fondatrices de la nouvelle régulation à l’échelle internationale, en lieu et place des États nationaux.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

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