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Vulnérabilité sismique des bâtiments en maçonnerie de pierre

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Ahmad Abo-El-Ezz : École de technologie supérieure

Résumé de la communication

L'objectif de ce travail est d'étudier les effets des incertitudes sur les évaluations de la vulnérabilité sismique des bâtiments en maçonnerie de pierre dans le Vieux-Québec. Les résultats sont représentés en fonction du facteur moyen des dommages – FMD, défini comme le ratio entre le coût de réparation et le coût de remplacement, conditionné à une mesure de l'intensité du mouvement du sol indépendante de la réponse structurale, définie par l'accélération spectrale. Les fonctions de vulnérabilité des bâtiments en maçonnerie de pierre ont été développées en faisant varier les paramètres d'entrée suivants : l'intensité de mouvement au sol, les courbes de capacité qui caractérisent le comportement non linéaire de bâtiments existants, les courbes de fragilité qui représentent la probabilité de dépassement d'un état des dommages spécifié, l'amortissement et les paramètres de la dégradation structurelle, et le facteur central des dommages assigné aux états des dommages prédéfinis. Les paramètres d'entrée ont été variés dans la plage de valeurs possibles.

Les résultats démontrent que le FMD est significativement affecté par les incertitudes liées à l'intensité du mouvement du sol suivi par les incertitudes liées aux courbes de fragilité et courbes de capacité. Ainsi, une augmentation de 25% de l'intensité du mouvement du sol pourrait conduire à une hausse de 70% du FDM, tandis que l'augmentation du FDM est proportionnelle à la variation de la capacité de la structure.

Résumé du colloque

Les gestionnaires des risques naturels le savent depuis longtemps : le risque zéro n’existe pas. Nous vivons dans une société où le risque est omniprésent. Néanmoins, ce constat ne peut être considéré sous l’angle de la fatalité mais plutôt comme une opportunité pour une meilleure gestion des risques naturels.

S’il y a un avantage à tirer des sinistres qui affectent nos sociétés, c’est certainement à propos des mesures à prendre pour mieux prévenir le risque et, aussi, au regard de la gestion de la crise si celle-ci devait se reproduire. Au Québec, la première loi sur la protection civile date de 1951 et consistait en la mise en place de « plans d’évacuation et de réintégration de la population des villes dévastées par une guerre atomique, biologique, chimique ou nucléaire ». En 1964, la loi a été modifiée pour tenir compte aussi des sinistres en temps de paix, dont les risques naturels. La crise du verglas de 1998 a été l’occasion pour mettre en place la loi sur la sécurité civile en 2001.

Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la réglementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité de l’aléa en amont, voire son occurrence et, dans certains cas, identifient de nouvelles zones à risque. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour. Comment évaluer la politique québécoise de sécurité civile dix ans après sa promulgation?

Ces aspects sont d’autant plus importants que les risques ont un coût considérable que nous ne sommes pas encore en mesure d’évaluer. Il est néanmoins essentiel de considérer différentes alternatives pour atténuer au maximum ces coûts par des politiques de prévention appropriées.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 9 mai 2012

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