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François Berthiaume : Cégep de Bois-de-Boulogne
Un faux souvenir est le fait de repêcher en mémoire une information autre que celle qui a été acquise. Les différences interindividuelles dans la production de faux souvenirs sont peu étudiées. Sont-elles en partie explicables par la présence d'une disposition, variable d'un individu à un autre, à la production de faux souvenirs? Un groupe de 28 cégépiens est
soumis à une épreuve de production de faux souvenirs à deux occasions séparées de 63 jours. À chaque occasion, à sept reprises, on leur lit une liste d'acquisition de 15 mots, et ils doivent ensuite encercler de mémoire les mots lus dans une liste de reconnaissance de 46 mots. L'analyse porte sur le nombre total de faux souvenirs produits par chaque participant à chaque occasion. Un mot encerclé qui n'a pas été lu est considéré comme un faux souvenir. On observe alors que le coefficient de corrélation linéaire de Pearson entre le nombre total de faux souvenirs aux deux occasions est 0,48. Ce résultat appuie l'hypothèse d'une disposition à la production de faux souvenirs. Cette hypothèse bénéficierait de l'appui d'une recherche future qui montrerait une corrélation entre deux épreuves de production de faux souvenirs utilisant des matériels différents (ex. : verbal et figuratif). La nature de cette disposition reste à préciser. S'agit-il d'une propension à la conviction (manque d'esprit critique, difficulté d'inhibition)?
Le développement que connaîtra la recherche collégiale au Québec, au fil des prochaines années, risque d’être tributaire des efforts consentis, depuis environ dix ans, pour pallier la chute des activités observée dans la deuxième moitié des années 1990. Des actions entreprises depuis le début des années 2000, il ressort trois défis. Le premier concerne la diffusion : les actrices et acteurs du milieu de la recherche veulent la voir mieux connue, à la fois à l’intérieur comme à l’extérieur du réseau collégial. Qui plus est, ils veulent à juste titre savoir que ces résultats sont utilisés pour innover. Le deuxième défi se veut notamment une réponse directe à la baisse des ressources dédiées à la libération de l’enseignement des chercheuses et chercheurs de collège : il s’agit d’améliorer le financement de la recherche collégiale et de compenser les pertes subies en 1996. Finalement, le troisième défi est celui de la reconnaissance, autant par les établissements et les organismes qui constituent le réseau collégial que par ceux qui lui sont extérieurs, mais qui sont concernés soit par l’enseignement soit par la recherche. Pour en discuter, trois tables rondes réuniront des représentantes et représentants du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation et des Fonds de recherche du Québec, dans un premier temps, de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep, de la Fédération du personnel professionnel des collèges et de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, dans un deuxième temps, et de la Fédération des cégeps et du Réseau Trans-tech, dans un troisième temps. L’ARC les a invitées à participer aux tables rondes en raison du rôle stratégique que jouent, pour le développement de la recherche collégiale, les organismes auxquels elles sont affiliées.
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