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Béatrice Pudelko : Université TÉLUQ
Dans le cadre des démarches de gestion des connaissances (knowledge management), diverses stratégies de « transfert intergénérationnel des connaissances », visant principalement la préservation de l'expertise et la formation accélérée de la main d'œuvre, sont mises en œuvre dans les organisations. La plupart des stratégies de transfert intraorganisationnel adoptent une approche unidirectionnelle et descendante de la communication des connaissances du « détenteur » vers le « receveur ». D'autres approches insistent sur le caractère interactif de ces stratégies dans lesquelles les individus et les groupes jouent des rôles divers dans la production, le partage et l'utilisation des connaissances. L'objectif de notre communication est d'illustrer les avantages et la pertinence d'adopter une telle approche interactive dans l'élaboration des stratégies de transfert intergénérationnel des connaissances au plan de la reconnaissance des compétences des travailleurs et de l'identification des besoins de formation. Pour ce faire, nous analysons un cas d'utilisation d'une stratégie de « transfert d'expertise», centrée sur l'analyse conjointe de l'activité de travail par des « experts » et des « novices », dans une grande organisation gouvernementale. En conclusion, nous réfléchissons à l'apport d'une telle stratégie d'analyse conjointe des activités de travail à la concertation des acteurs impliqués dans le développement des compétences et la formation dans les milieux de travail.
La concertation renvoie à la transmission d’informations et à l’échange réciproque comme la consultation, la collaboration et le partenariat, ce qui permettrait d’étayer une problématique, de proposer des solutions et de mettre de l’avant un plan d’action. La concertation telle qu’elle est pratiquée en milieu de travail au Québec ou à l’extérieur de nos frontières, en lien avec la formation de la main-d’œuvre, demeure un sujet peu étudié. Le fait que peu de travaux aient traité de la question jusqu’à maintenant ne signifie pas pour autant un manque d’intérêt pour la problématique, mais réside, à notre avis, dans la difficulté d’accéder à des terrains de recherche ouverts à la discussion de leur vécu. La concertation en milieu de travail en lien avec le développement et la reconnaissance des compétences pourrait se construire à partir de concepts associés, soit : la confiance entre les acteurs, le niveau de qualification de la main-d’œuvre et la présence d’une culture dynamique d’amélioration et de formation continue, soutenue par des dispositifs éprouvés. Enfin, il semble qu’il ne puisse y avoir de concertation productive sans un cadre institutionnel établi. Ce colloque invite les chercheurs de différentes disciplines et les partenaires du travail à croiser leurs regards à travers des travaux présentant des avancées théoriques et pratiques, et des développements récents en matière de pratiques collaboratives quant au développement et à la reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre au travail. Il s'agit de mettre en jeu une réflexion propre aux acteurs en englobant différentes dimensions de la concertation en lien avec le développement et la formation de la main-d’œuvre. Dans cette perspective, nous nous intéressons aux pistes de réflexions suivantes (sans que celles-ci ne soient exclusives) : concertation et développement des compétences, concertation formelle et informelle, concertation et culture de formation, cadre institutionnel et concertation productive.
Thème du colloque :