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Conversion des eaux blanches papetières en cellulose bactérienne par G.xylinus

Résumé de la communication

Quoique les papetières vivent actuellement des difficultés économiques, elles sont toujours actives et génèrent des volumes importants d'eaux usées à traiter. Le couplage du traitement des eaux usées à l'obtention de produits à valeur ajoutée est une façon de réduire les coûts de traitement et même de diversifier les produits de l'industrie. Parallèlement, la nanocellulose est un produit convoité par les papetières à la recherche de solutions pour leur relance. Elle est normalement obtenue par voie chimique à partir de la biomasse forestière, fraîche ou résiduelle. Elle peut aussi être obtenue par voie bactérienne à partir de sucres simples avec la bactérie Gluconacetobacter xylinus (produisant une pellicule de cellulose à la surface de son milieu de culture). La production de la cellulose bactérienne de G. xylinus est possible dans des milieux de culture bon marché comme des eaux usées ou des boues biologiques. Cette approche s'applique très bien à la culture de G. xylinus dans des eaux blanches papetières. Les sucres et les fines particules de cellulose résiduelle présents dans les eaux blanches pourraient servir de source de carbone pour G. xylinus qui produirait alors une cellulose bactérienne avec les propriétés recherchées de la nanocellulose. Cette cellulose bactérienne pourrait ensuite servir à la fabrication de composites au sein de la même papetière (ayant générées les eaux blanches utilisées pour la culture).

Résumé du colloque

L'industrie des produits forestiers joue un rôle important dans l'économie régionale du Québec. La transformation de la matière ligneuse représente une part considérable des activités de l'industrie forestière. Les 10 dernières années ont été marquées par une réalité économique difficile, qui a exigé des réductions de coûts et la recherche d’efficacité dans toute la chaîne d’approvisionnement. Aujourd'hui, les usines qui autrefois transformaient le bois pour en faire du bois d’œuvre ou des pâtes et papiers, se diversifient et développent de toutes nouvelles gammes de produits. L’industrie forestière s’apprête à entrer dans une nouvelle ère, au cours de laquelle la fibre de bois, ou la biomasse, sera convertie en de multiples bioproduits au moyen d’une approche de bioraffinage, notamment en produits bioénergétiques pour chauffer nos maisons et alimenter nos véhicules, en produits biochimiques pour fabriquer des solvants, des plastiques et des produits à haute valeur ajoutée pour les secteurs agro-alimentaire, cosmétique et pharmaceutique, ainsi qu’en biomatériaux novateurs, comme le papier « intelligent » et les produits structuraux et d’apparence en bois d’ingénierie. Ce colloque se veut un forum permettant de présenter les résultats de recherches actuellement en cours dans différentes universités et instituts de recherche du Québec sur les nouveaux produits forestiers. Voici quelques exemples de projets :
- Valorisation des extraits d’écorce et ramilles de différentes essences pour usage dans les nouveaux produits forestiers non ligneux à haute valeur ajoutée pour les secteurs agro‑alimentaire, cosmétique et pharmaceutique.
- Isolement des composantes de la biomasse résiduelle forestière et agricole (bioraffinerie).
- Conversion de la lignine en biocarburants et produits chimiques verts.
- Nanocelluloses cristallines (NCC).
- Développement de nouveaux matériaux composites à base de bois.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Benoit St-pierre
section icon Date : 10 mai 2012

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