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Stéphanie Demers : UQO - Université du Québec en Outaouais
À leur entrée à l’université, les étudiants s’inscrivent dans une situation de consommation de savoirs, où ils «achètent» les savoirs d’experts (Reboul 1984). Malgré le virage socioconstructiviste qui marque les milieux d’enseignement de tous les paliers depuis au moins dix ans, les interventions pédagogiques à l’université demeurent résolument dans un mode transmissif et positiviste (Viau, Joly et Bédard, 2004). Ce faisant, les étudiants peuvent difficilement entrevoir d’autre rapports aux savoirs que ceux associés à l’assimilation des savoirs absolus détenus par l’autorité experte (Loiola et Tardif, 2001). Comment alors s’attendre à ce que des étudiants en formation initiale à l’enseignement mettent en œuvre des pratiques qui s’inscrivent dans un paradigme constructiviste, tel que proposé par la recherche ? Cet écart entre la théorie et la pratique est d’autant plus important qu’à la transmission des préceptes socioconstructivistes s’ajoute un milieu de formation pratique parfois hostile aux approches prônées par les données probantes de la recherche (Michaud, 2003). C’est dans une perspective de renouvèlement curriculaire que le corps professoral du département des sciences de l’éducation de l’UQO a élaboré un modèle de formation systémique, dont le noyau conceptuel s’inspire du discours novateur et qui a pour but de favoriser de nouveaux rapports aux savoirs chez les futurs enseignants.
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