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De la planification à l'urbanisme communal : l'intégration des espaces ouverts à Aubagne (métropole marseillaise) et à Annemasse (métropole franco-genevoise)

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Sébastien Alcaix : Université de Lyon

Résumé de la communication

En France, l'urbanisme communal essentiellement fondé sur un caractère réglementaire est l'une des causes de l'émiettement périurbain. L'affirmation de l'intercommunalité et de son outilde planification, le SCoT, pose les premiers jalons d'un urbanisme de projet, porté par un souci de coordination et pleinement intégré au processus de métropolisation. Dans ce contexte, les espaces ouverts font l'objet d'une attention nouvelle émanant d'acteurs éminemment urbains. Pour la recherche, ils interrogent quant à leur capacité à sortir du cadre de l'aménagement rural et du projet strictement agricole ou naturel. Force est de constater leur propension récente à intégrer ou mobiliser des politiques d'aménagement du territoire, à l'échelle métropolitaine, et des projets d'urbanisme locaux, à l'échelle de communes urbaines.

Pourquoi et comment s'inscrivent les espaces ouverts dans la planification métropolitaine et dans l'urbanisme communal ? Quelles dynamiques génèrent-ils au sein des systèmes territoriaux locaux ? Quelles articulations nouvelles suscitent-ils entre les acteurs de l'aménagement ?

Autant de questions auxquelles nous proposons de répondre en comparant les cas de deux agglomérations de tailles comparables, sises dans des contextes métropolitains différenciés : Aubagne et Annemasse. Il s'agit ici de comprendre le processus d'appropriation des espaces ouverts par les acteurs métropolitains et de saisir ses incidences sur l'urbanisme local.

Résumé du colloque

La thématique retenue pour cette proposition de colloque concerne le traitement technique et politique des espaces ouverts des agglomérations urbaines. Il est ici question de l’ensemble des espaces non bâtis situés en périphérie proche ou lointaine des agglomérations, mais dont les fonctionnalités, les modalités de gestion et le devenir à court et moyen termes dépendent des acteurs parties prenantes des dynamiques métropolitaines. L’usage des ressources, notamment celles relatives au sol, la maîtrise de l’étalement urbain, la préservation des espaces agricoles, forestiers et des réservoirs de biodiversité, la sécurité alimentaire pour des populations de plus en plus urbaines sont autant de défis à relever durant ce millénaire. Si ces questions intéressent les milieux académiques depuis quelques décennies, elles pénètrent petit à petit la sphère publique à travers les questions d’aménagement et de développement local.

D’un point de vue plus systémique, il faut tenir compte que le devenir des espaces ouverts et leur contribution au développement soutenable des régions métropolitaines sont de plus en plus liés à leur intégration dans les processus de globalisation. Les conséquences de cette intégration s’expriment en termes de restructuration socioéconomique et de reconfiguration des systèmes d’acteurs autour de questions communes ayant souvent trait à la montée des incertitudes et des interdépendances. Autant de questions vives que nous proposons d’articuler autour de trois points convergents : 1) Comment les enjeux de préservation des espaces ouverts métropolitains questionnent-ils les politiques alimentaires et agricoles des métropoles? 2) Comment la gestion de la biodiversité des espaces ouverts est-elle conçue et rapproche-t-elle mondes techniques et politiques? 3) Comment les acteurs responsables de la gouvernance métropolitaine construisent-ils la question éminemment politique de la gestion des espaces ouverts?

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 10 mai 2012

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