pen icon Colloque
quote

Enjeux et transformations des espaces ouverts à l'échelle infra-communale : le cas du nouveau village de Port-Sud

QD

Membre a labase

Quentin Dusserre-Bresson : Université Paris Nanterre

Résumé de la communication

Construit entre 1968 et 1975 par un promoteur privé, le « nouveau village » de Port-Sud a accueilli les premiers périurbains franciliens à Breuillet en Essonne. Il a permis à des cadres citadins d'accéder à la propriété dans un ensemble pavillonnaire composé de 702 maisons réparties autour d'un lac de 62 000 m². La présence de nombreuses infrastructures (p. ex. mairie, école, église) témoigne de la volonté de fonder l'autonomie du nouveau village sur les loisirs. Cet urbanisme ségrégatif assurait l'acceptation sociale de l'idée de campagne et la distinction socio spatial des nouveaux habitants vis-à-vis d'un village ouvrier et agricole. Un règlement de copropriété drastique veillait au respect de règles paysagères sur les espaces de « nature » à l'intérieur du nouveau village. Bien que ne relevant pas du contrôle de la copropriété, comment la question des espaces ouverts à proximité du « nouveau village » s'est-elle posée pour les nouveaux habitants ? Comment la question du cadre paysagerà l'intérieur du nouveau village s'est-elle déclinée àl'extérieure de celui-ci ? Comment s'est effectuée cette transition des espaces verts aux espaces ouverts ? Quelles mutations l'idée de « nature » a-t-elle subie ?

A partir d'une analyse diachronique sur les pratiques, les représentations et les choix d'aménagement, cette étude interrogera le traitement différentiel des espaces ouverts à l'échelle de la commune et de l'influence exercée par Port-Sud sur ces orientations.

Résumé du colloque

La thématique retenue pour cette proposition de colloque concerne le traitement technique et politique des espaces ouverts des agglomérations urbaines. Il est ici question de l’ensemble des espaces non bâtis situés en périphérie proche ou lointaine des agglomérations, mais dont les fonctionnalités, les modalités de gestion et le devenir à court et moyen termes dépendent des acteurs parties prenantes des dynamiques métropolitaines. L’usage des ressources, notamment celles relatives au sol, la maîtrise de l’étalement urbain, la préservation des espaces agricoles, forestiers et des réservoirs de biodiversité, la sécurité alimentaire pour des populations de plus en plus urbaines sont autant de défis à relever durant ce millénaire. Si ces questions intéressent les milieux académiques depuis quelques décennies, elles pénètrent petit à petit la sphère publique à travers les questions d’aménagement et de développement local.

D’un point de vue plus systémique, il faut tenir compte que le devenir des espaces ouverts et leur contribution au développement soutenable des régions métropolitaines sont de plus en plus liés à leur intégration dans les processus de globalisation. Les conséquences de cette intégration s’expriment en termes de restructuration socioéconomique et de reconfiguration des systèmes d’acteurs autour de questions communes ayant souvent trait à la montée des incertitudes et des interdépendances. Autant de questions vives que nous proposons d’articuler autour de trois points convergents : 1) Comment les enjeux de préservation des espaces ouverts métropolitains questionnent-ils les politiques alimentaires et agricoles des métropoles? 2) Comment la gestion de la biodiversité des espaces ouverts est-elle conçue et rapproche-t-elle mondes techniques et politiques? 3) Comment les acteurs responsables de la gouvernance métropolitaine construisent-ils la question éminemment politique de la gestion des espaces ouverts?

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 10 mai 2012

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :