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Virginie Larivière : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le cours UQÀM-Nord est offert depuis dix ans par le programme de doctorat et de maîtrise en sciences de l'environnement de l'Université du Québec à Montréal. Tous les deux ans un groupe d'étudiants sillonnent les routes menant de Montréal à Radisson, en passant par l'Abitibi-Témiscamingue, et survolent les horizons de la Baie-James et de la Baie d'Hudson jusqu'à Kuujjuarapik et Whapmagoostui, un village inuit et cri situé à la frange sud du Nunavik.
Points de mire d'enjeux majeurs et nouveaux tant en terme géopolitique, économique qu'environnemental, le Nord, la richesse de ses ressources naturelles et l'accessibilité éventuelle de ses voies navigables sont convoités. Les intérêts stratégiques et les aspirations de développement qu'alimentent la région nordique constitue le contexte dans lequel s'inscrit ce cours particulier. Les problématiques environnementales liées au développement minier, à l'industrie forestière, à la production d'hydroélectricité, au cœur de l'économie québécoise, doivent composer avec des réalités écologiques, rurales, régionales et autochtones, devant être prises en compte dans les choix que nous prenons comme société. Donnant la chance de rencontrer les divers acteurs du terrain, le cours UQÀM-Nord offre une perspective unique et privilégiée sur les différents enjeux nordiques et ce, à l'ombre du Plan Nord. Cette communication vise à en présenter les réflexions de l'édition 2011.
Le Plan Nord est un projet de développement du Nord québécois qui s'étend sur 25 ans, voire davantage, et qui totalisera au moins 80 G$ d'investissements publics et privés. L’objectif premier ce chantier est de développer les activités industrielles des secteurs minier, forestier et énergétique. L’envergure sans précédent de ce projet de société suscite des interrogations. C'est pourquoi une analyse critique des aspects économiques, environnementaux et sociaux du Plan Nord s'impose. Les ressources collectives que le Québec y consacrera seront-elles investies de manière optimale? Quelles sont les justifications de ce chantier et quels sont les bénéfices espérés? Les moyens proposés sont-ils adéquats? Enfin, existe-t-il des alternatives plus appropriées?
Grâce à la complémentarité des expertises de ses membres, la table ronde a pour but d’apporter des éléments de réponses à ces questions complexes. À terme, la société civile, les élus et l'administration publique devraient pouvoir profiter de cet exercice de réflexion critique et de dialogue interdisciplinaire.