Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Sean Stephenson : CDIDD - Centre de droit international du développement durable
Cette présentation mettra l'accent sur la façon dont le financement climatique pourrait contribuer davantage aux aspects sociaux du développement durable. À l'heure actuelle, plusieurs projets d'atténuation des changements climatiques sont axés sur les pays en développement et la plupart du financement s'adresse uniquement aux efforts d'atténuation et d'adaptation. Toutefois, la possibilité d'inclure des efforts d'atténuation et d'adaptation dans une perspective plus vaste visant à promouvoir un développement durable dans les pays en développement s'avère intéressant, surtout en tenant compte du fait qu'un tel financement pourrait provenir de fonds publics des pays donateurs développés. Cette présentation porte spécifiquement sur la synergie qui pourrait être créée entre la finance, le développement et le programme REDD que les Nations Unies ont mis sur pied afin de lutter contre la déforestation.
Ce colloque a pour but de mieux comprendre les liens entre les droits humains et le concept de justice environnementale, et de jeter les jalons d’une réflexion et d’un dialogue interdisciplinaires qui n’en sont encore qu’à leurs balbutiements au Canada.
Le concept de justice environnementale a pris naissance aux États-Unis au début des années 1980. Initialement mise de l’avant par des mouvements sociopolitiques préoccupés par la répartition géographique des centres d’entreposage des déchets, disproportionnément situés dans des quartiers composés de personnes vivant dans la pauvreté ou appartenant à des groupes minoritaires, la notion a depuis évolué et s’intéresse désormais plus largement à la répartition (in)équitable de toute forme de pollution ou de ses effets sur les populations, par exemple, la pollution de l’air et de l’eau, l’exploitation des ressources naturelles, la diminution de la biodiversité, les changements climatiques ainsi que l’effectivité et l’efficacité des normes environnementales adoptées par l’État. Dans une société où le droit est omniprésent et est souvent perçu, peut-être à tort, comme porteur de solutions, le concept de justice environnementale a récemment été traduit dans le langage juridique. Des activistes, juristes et autres défenseurs des droits fondamentaux font appel à cette notion dans leur lutte contre les violations des droits – dignité, égalité, intégrité et sécurité de la personne, notamment – causées par la pollution. S’il est célébré par certains, ce mariage conceptuel est source de préoccupations pour d’autres. Dans une perspective de justice environnementale, les droits fondamentaux, par leur nature individuelle et libérale, ne constitueraient pas nécessairement des outils efficaces pour lutter contre les injustices structurelles causées par l’économie de marché et les modes de production et de consommation dominants.
C’est à cette réflexion importante que vous convie ce colloque interdisciplinaire.
Titre du colloque :
Thème du colloque :