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Isabel Côté : UQO - Université du Québec en Outaouais
En 2002, les règles de filiation contenues au Code civil du Québec ont été élargies afin de reconnaître l'homoparenté et la procréation assistée effectuée en contexte privé. Les couples lesbiens peuvent donc avoir des enfants à l'aide du sperme d'un homme de leur entourage qui fera office de donneur. Cette reconfiguration des rôles familiaux a suscité de nombreux questionnements, notamment quant au rôle joué par le donneur de sperme qui n'est plus juridiquement reconnu comme père. Cette présentation fait état d'une recherche exploratoire visant à analyser la notion de figure paternelle dans cette structure familiale atypique à savoir a) quelle place font les mères au donneur dans leur projet parental et b) quelle forme prend la relation des donneurs aux enfants issus de leur don. Pour ce faire, des entrevues semi-structurées ont été conduites auprès de neuf couples lesbiens et des neuf donneurs à l'origine de la concrétisation de leur projet parental. Les résultats démontrent trois niveaux différenciés d'implication du donneur selon l'adhésion ou la distanciation des couples lesbiens à la norme nucléaire comme modèle familial. Néanmoins, peu importe son niveau d'implication, le donneur sera considéré comme étant situé à la marge de l'unité familiale mères-enfants. Les donneurs participent de cette façon de concevoir la famille ce qui fait que, s'ils reconnaissent être les pères des enfants issus de leurs dons, ils ne se considèrent pas comme leurs parents.
Ce colloque propose une exploration multidisciplinaire des thèmes actuels en recherche concernant les enjeux vécus par les jeunes de minorités sexuelles. L’expression « minorité sexuelle » réfère ici à toute personne de 14 à 30 ans, qui s’identifie comme lesbienne, gai, bisexuelle, transsexuelle/transgenre, intersexuelle, queer, en questionnement, qui est issue d’une famille homoparentale, ou perçue comme différente en raison de son expression de genre ou de son association avec des individus de minorités sexuelles. Les problématiques touchant cette population relèvent d’enjeux et de défis spécifiques liés à la fois à l’appartenance à un groupe d’âge, en transition depuis l’adolescence jusqu’à l’âge adulte, et à une cohorte générationnelle distincte des précédentes par les contextes juridiques, sociaux et culturels dans lesquels elle vit. L’exploration proposée sera faite en abordant cinq grands thèmes de recherche, soit (a) Les enjeux familiaux et personnels (incluant le coming out et les contextes de familles homoparentales), (b) Transsexualité, transgenrisme et intersexualité, (c) Les enjeux de santé, (d) Le milieu scolaire, et (e) Les nouveaux territoires. Ce dernier thème inclura différents thèmes moins conventionnels tels l’utilisation des espaces queers et les enjeux touchant les athlètes lesbiennes, gais et bisexuel(le)s.
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