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Patricia Gazzoli : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le travail en réseaux intersectoriels est de plus en plus reconnu dans la planification et la mise en œuvre de politiques publiques. Les tables locales de concertation intersectorielle (TLCI), ou tables de quartier, réunissent surtout des organisations publiques et communautaires qui œuvrent dans un territoire afin de promouvoir le développement local. Les TLCI constituent un terrain empirique propice pour étudier les mécanismes de construction de la collaboration au sein des réseaux à partir du néoinstitutionnalisme sociologique, approche de recherche innovatrice sur les TLCI. D’un côté, les TLCI réunissent un grand nombre d’organisations avec des logiques institutionnelles distinctes, ce qui engendre un environnement propice à l’apprentissage institutionnel. D’un autre côté, les tables, qui se fondent sur la coopération, doivent préserver l’autonomie des participants. La conciliation entre coopération et autonomie est explorée dans l’étude qualitative d’une TLCI de Montréal. La théorie du travail institutionnel soutient la compréhension des mécanismes d’institutionnalisation, qui semblent être axés non pas sur la concertation, mais sur les projets collectifs concrets que les organisations développent. Ces projets présentent des caractéristiques particulières, comme la coconstruction, l’autogestion, et l’innovation. Les conclusions de cette étude exploratoire soulèvent des questions directement reliées à la réalité et à la gestion des tables de concertation.
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